Le coup de massue est terrible pour les Girondins de Bordeaux. Vendredi soir, quelques minutes avant un match amical face au Stade Bordelais (1-1), le club a, en effet, appris le rejet par le tribunal administratif de Paris de sa demande de référé-suspension. Une décision confirmant donc l’exclusion des Girondins des championnats nationaux et rapprochant encore un peu plus le club d’une liquidation judiciaire. Selon le récit du quotidien L’Equipe, c’est l’attaquant Steve Shamal qui a annoncé la nouvelle tant redoutée à ses partenaires et aux quelque cinq cents supporters réunis pour assister à la rencontre.

S’exclamant «c’est mort», le buteur de 30 ans a finalement plongé joueurs et membres du club dans la stupeur. Certains joueurs n’ont d’ailleurs pu retenir leurs larmes, symbole d’une soirée cauchemardesque. Dans les tribunes et autour du stade, la colère a, elle, rapidement pris le relais de l’incompréhension. «Hier, on a appris dans Sud Ouest qu’il avait repris la moitié des 9 millions d’euros versés en début de saison. C’est à vomir», pouvait-on notamment entendre au sujet de Gérard Lopez, le principal responsable de cette situation. Pour les supporters bordelais, cette nouvelle étape constitue un nouveau traumatisme dans la longue descente aux enfers du club.
Un dernier espoir ?
Attachés à une institution historique du football français, ils voient désormais se rapprocher la perspective d’une disparition pure et simple malgré le rachat de Sparta Capital et Park Bench, qui comptent bien se battre jusqu’au bout. Pour rappel, la décision du tribunal administratif de Paris s’inscrit dans un contexte déjà extrêmement lourd. Le 15 juillet, en appel, l’exclusion des Girondins des championnats nationaux avait été confirmée. Le rejet du référé-suspension laisse désormais le club dans une situation particulièrement périlleuse, alors que la menace d’une liquidation judiciaire se précise.
À Bordeaux, l’émotion dépasse donc largement le cadre sportif. Les larmes des joueurs et la colère des supporters racontent la même chose : celle d’un club qui, après avoir connu les sommets du football français et européen, se retrouve à présent au bord du précipice. Alors oui, l’avenir des Girondins reste suspendu à leurs dernières possibilités de recours et aux solutions qui pourraient encore permettre d’éviter le pire mais, vendredi soir, au Haillan, le sentiment dominant était surtout celui d’un immense gâchis. Bordeaux est sous le choc, et le temps presse pour sauver les Girondins.
Girondins Bordeaux
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