C’est peut-être le personnage le plus clivant du madridismo sur ces 20 dernières années. Forcément, le retour de José Mourinho au Santiago Bernabéu a régalé certains fans, mais en a aussi surpris, négativement, beaucoup. En plus du traumatisme et de la division sociale qui ont suivi son premier passage à Madrid, les dernières expériences du Special One sur des bancs de touche n’étaient pas forcément exceptionnelles, et il n’avait par exemple pas réussi à qualifier Benfica pour la Ligue des Champions la saison dernière.

Point positif en sa faveur tout de même : le Portugais est arrivé dans un contexte où les supporters étaient lassés de leur équipe, après une saison marquée par de nombreux problèmes d’égo et de comportement en interne. Bagarres entre joueurs, clashs entre joueurs et entraîneurs, joueurs nonchalants sur le terrain… De quoi créer un énorme agacement auprès de l’opinion publique madrilène, mais aussi de la direction, et le choix de nommer Mourinho semblait d’ailleurs plus s’inscrire dans une volonté de remettre de l’ordre dans le vestiaire que de vouloir instaurer une nouvelle philosophie de jeu.
La gestion des stars
Après quatre journées de Liga, et à l’aube de ce choc de Ligue des Champions face à l’Inter, il est l’heure de tirer les premiers bilans de ce Real d’un Mourinho tout de même plus apaisé et moins conflictuel qu’au début des années 2010. Pour l’instant, avec trois victoires en quatre rencontres et un match perdu face au Betis où les Merengues ont eu un peu de malchance, le bilan comptable est correct. En revanche, il y a peut-être deux points qui viennent gâcher un peu ce début de saison. D’abord, un milieu de terrain qui s’affirme encore une fois comme le gros point faible de l’équipe. Si Mourinho n’en est pas forcément le seul responsable, force est de constater que pour l’instant, on assiste encore à un déficit de créativité et d’idées, quels que soient les joueurs alignés, ce qui nuit clairement à l’animation offensive de l’équipe.
Mais, comme précisé plus haut, c’est surtout sur la gestion des égos - et donc des stars - que Mourinho est attendu au tournant. Et pour l’instant, force est de constater que le même scénario se répète : le trio Vinicius-Mbappé-Bellingham termine tous les matchs ou sort relativement tard, alors que d’autres joueurs parfois plus méritants, comme Arda Güler, sont remplacés relativement vite. Si l’arrivée de Mourinho devait s’accompagner d’une disparition plus ou moins forte des statuts et des privilèges, force est de constater que pour le moment rien n’a vraiment changé. Ce week-end, plusieurs journalistes ont affirmé que Vinicius Jr devrait par exemple aller faire un tour sur le banc, à l’image du célèbre Tomas Roncero, et beaucoup estiment aussi que Mourinho devrait être plus exigeant sur les efforts défensifs avec le Brésilien et Mbappé. Tout en donnant plus d’opportunités à des joueurs comme Carlos Espi. Vous l’aurez compris, le moindre choix du Special One est et sera examiné de très près…
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