Après plusieurs saisons de très haut niveau au FC Barcelone, où il a enfilé les buts comme des perles et garni son armoire à trophées malgré une dernière année plus délicate, le buteur polonais a traversé l’Atlantique cet été pour offrir un dernier chapitre à sa carrière. Débarqué en juillet dans l’Illinois pour devenir la tête de gondole du Chicago Fire, l’ancien artificier du Bayern Munich n’a pas tardé à faire parler la poudre en Major League Soccer. Et à l’image de sa carrière, l’attaquant de 38 ans n’a pas tardé à retrouver son train de vie prolifique.

Sur le terrain, la réussite est immédiate. En seulement neuf apparitions sous ses nouvelles couleurs, le Polonais affiche déjà six réalisations au compteur dont trois lors des trois derniers matches. Une efficacité redoutable qui porte directement les résultats de la franchise, désormais invaincue depuis sept rencontres. Mercredi soir encore, lors du choc face à l’Inter Miami conclu sur un score de parité (1-1), l’avant-centre a ouvert le score d’un geste acrobatique magistral dès la 10e minute, avant l’égalisation de Casemiro.
Robert Lewandowski met déjà tout le monde d’accord
Au-delà de son réalisme glacial devant le but, Lewandowski a instantanément imposé son aura et son leadership sur le vestiaire. Un apport total sur et en dehors du terrain salué sans réserve par son entraîneur, Gregg Berhalter, sous le charme du professionnalisme de sa star : «cette volonté pour aller chercher le ballon et ensuite le propulser de cette façon dans les buts… Il n’y a pas beaucoup d’attaquants dans cette ligue capables de marquer ce but. La communication dans l’équipe est probablement cinq fois meilleure depuis que Robert est là, et cela fait pleinement partie de son rôle. Il montre qu’il veut gagner, on voit à quel point cela compte pour lui. Nous devons juste faire du meilleur travail pour le servir dans de bonnes positions.»
Une rage qui ne laisse personne indifférent, pas même ses adversaires. Lors du même duel face aux Floridiens, une friction a éclaté à la 38e minute après un contact avec Ian Fray. Venu jouer les pères la rigueur, Rodrigo De Paul l’a invectivé en lui lançant : «t’es qui, abruti ? J’ai gagné deux Copa America et une Coupe du monde, et toi ?». Face à cette réplique ridicule lorsque l’on compare les deux joueurs et le CV XXL dont dispose le serial buteur polonais, ce dernier s’est contenté d’un simple sourire en coin. Une chose est sûre, Lewandowski n’est pas venu en pré-retraite à Chicago.
Chicago Fire
Robert Lewandowski
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