Les images ont fait le tour du monde hier soir. A l’occasion d’un match amical de Fulham à Malaga, un penalty accordé à ses adversaires dans le temps additionnel, et transformer (2-2), a fait exploser l’ancien technicien du Real Madrid. Sa colère était telle qu’il a écopé d’un carton rouge, et a invité ses joueurs à quitter la pelouse en guise de protestation. Problème, il restait une séance de tirs au but à disputer. On aurait cru revoir le scénario de la dernière finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal.

À ceci près que les Cottagers ne sont pas revenus sur la pelouse. Séance lunaire à suivre. C’est face à un but vide qu’Eneko Jauregi s’est présenté pour démarrer cette fameuse séance et a marqué (ouf). La Rosaleda laissa exploser sa joie avec le trophée Costa del Sol remporté mais avec un petit goût de farce dans la bouche. Forcément, il y avait de quoi se moquer aussi. Des chants «Où est Arbeloa ? Où est Arbeloa ?» sont inévitablement descendus des tribunes, d’autant que c’est bien lui qui a déclenché les hostilités.

Arbeloa a tout déclenché

La rencontre s’est déroulée sans accroc particulier, jusqu’au coup de sifflet final. Alors que les deux équipes allaient se préparer pour la fameuse séance fatidique, le coach de Fulham s’en est pris à l’arbitre, Miguel Ángel Ortiz Arias. Après le rouge, le technicien quitta la pelouse furieux et indiqua la sortie à ses joueurs. S’en suivit une longue confusion de plusieurs minutes, provoquant même quelques altercations entre les joueurs. Arbeloa est vraiment l’homme par qui les événements sont arrivés.

«Un fisaco» pour AS quand Marca parle d’«humiliation» et y voit «un manque de respect déplorable». Les recrues amenées par Arbeloa du Real Madrid, Gonzalo Garcia et César Palacios n’ont pas souhaité commenter après la rencontre. Le premier s’est contenté d’un «bonne nuit» à la presse quand le second a à peine été plus prolixe, affirmant ne pas savoir ce qui avait déclenché l’incident. «Honnêtement, je n’en sais rien». À cause de son entraîneur, Fulham n’a pas vraiment donné une bonne image et c’est la presse espagnole qui s’en donne à cœur joie ce matin.