Depuis son arrivée à la tête du PSG il y a trois ans maintenant, Luis Enrique n’a jamais caché son amour pour les coups tactiques et les expérimentations. Avec les résultats historiques du club et le double titre en Ligue des champions, il était difficile de lui donner tort ou d’estimer qu’il pouvait parfois avoir tout faux. Ce vendredi, dans le choc de la 2e journée de Ligue 1 face à Lille, le technicien espagnol a encore tenté un nouveau coup dans son onze de départ. Outre l’absence d’Ousmane Dembélé annoncé il y a quelques jours, Luis Enrique a aussi dû faire sans Nuno Mendes, suspendu 3 mathces après son exclusion lors du Trophée des Champions face à Lens.

Malgré Lucas Digne et Lucas Hernandez à sa disposition, l’ancien coach du Barça a décidé de se priver des deux spécialistes du métier pour tenter de mettre… Warren Zaire-Emery. L’absence au milieu du jeune français était, elle, compensée par Lucas Beraldo titulaire dans le coeur du jeu. Et si la saison dernière, Zaire-Emery avait réalisé une saison exceptionnelle à droite. Cette fois, à gauche, sur son mauvais pied, il est passé au travers. Et son équipe a aussi semblé perdu tactiquement. Dans un système hybride qui ressemblait à une défense à trois sans ballon, tout le couloir gauche parisien a été exposé et a souffert face au duo Santos-Mbappé.
Des choix pointés du doigt
Les plus grosses occasions lilloises sont d’ailleurs passées par ce côté gauche de la défense parisienne. Désorganisés tactiquement, les Parisiens ont été exposés sur chaque contre lillois et des hauteurs du stade, on n’a jamais su voir un bloc équipe dans cette rencontre. Au milieu, Berlado, incapable de se situer aux côtés de Fabian Ruiz et Vitinha, a souvent laissé des espaces entre les lignes que les Dogues ont parfaitement su exploiter. Mais voilà, comme face à Rennes, quand le PSG semble perdu et en difficulté, certaines individualités sauvent le collectif. Et si Luis Enrique a réagi avec plusieurs changements qui n’ont pas spécialement apporté, le club de la capitale a au moins pu réagir avec caractère. Pour le coach espagnol, son choix de mettre Zaire-Emery à gauche n’a pas pénalisé son équipe. «Je n’ai vu aucun problème avec Warren. Quand nous mettons un joueur comme Warren qui peut jouer partout, il a joué latéral droit de manière sensationnelle. Côté gauche, c’est un petit peu différent, mais il utilise les deux pieds. Je ne vois aucun problème et on a pris un point de plus que l’année dernière quand on a joué à Rennes (1-3) et à Lille (1-1). Il est toujours la question de chercher le positif, et le positif, c’est qu’on a un point de plus que la saison dernière, mais ce n’est pas tout. Il faut améliorer, c’est un discours et c’est un message que je cherche à envoyer tout le temps, mais je suis content de la performance de l’équipe et bien sûr qu’on attend beaucoup plus. »
Comme lors de la première journée, Luis Enrique a aussi fait un changement à la mi-temps. Des ajustements qui peuvent trahir des erreurs au dépar, maiss pour Marquinhos, cela montre surtout que tout le groupe est concerné. «C’est positif. Le coach est positif et donc nous aussi. On a conscience qu’on ne sera pas tous les jours à 100%, on compte beaucoup sur le collectif. Il y a des entrants à la mi-temps, en fin de match, on a encore beaucoup de matches donc le coach sait comment gérer, comment faire. Quand on n’est pas à 100%, il essaye de changer et amener quelque chose. Je pense que c’est ça notre force et ça va continuer. Notre point positif, c’est toujours le mental et l’énergie. Les équipes pensent qu’à 2-0 contre nous, c’est fini. Mais on montre que c’est jamais fini contre le PSG. On a le caractère, on joue jusqu’au bout peu importe le résultat. On essaye d’être agressif contre l’adversaire. Même à 2-0 on a rien changé, on a continué même quand on arrivait à marquer. Faut être prêt à se battre plus de 90 minutes contre le PSG même quand il ne reste rien.»
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