L’Iran n’a pas mâché ses mots après son match nul face à l’Égypte, qui laisse son avenir dans cette Coupe du Monde 2026 en suspens après un but refusé dans les arrêts de jeu pour une position illicite (1-1). En zone mixte, le capitaine Mehdi Taremi a dénoncé un traitement injuste réservé à sa sélection, allant jusqu’à affirmer que son équipe avait le sentiment que «la FIFA et les autorités américaines» voulaient l’écarter du tournoi. «De notre point de vue, oui, je pense que c’est ça», a lancé l’attaquant.

Avant de s’en prendre directement au président de la FIFA : «Infantino est venu après le premier match et a dit qu’il réglerait tous les problèmes, mais en réalité la FIFA n’a rien fait », a-t-il regretté. L’international iranien a notamment pointé du doigt les nombreux problèmes logistiques rencontrés par sa sélection. Selon lui, plusieurs membres du staff n’ont toujours pas obtenu leur visa et l’équipe est contrainte d’effectuer de longs trajets jusqu’à sa base de Tijuana entre les rencontres. «Cette Coupe du monde est un désastre. En tant que joueurs professionnels, nous ne pouvons pas disputer une compétition dans ces conditions, ce n’est ni correct ni juste. Si la FIFA estime que c’est juste, c’est leur problème, mais ce n’est pas le cas. Qui devrait résoudre ce problème à notre place ? La FIFA ? Les États-Unis ? Je ne sais pas !», a-t-il lâché.

Mehdi Taremi crie au scandale

Le sélectionneur, Amir Ghalenoei, a, lui aussi, dénoncé un traitement «très injuste» de la part des États-Unis, estimant que ces conditions avaient directement affecté les performances de son équipe : «si le pays hôte nous avait permis d’arriver deux semaines plus tôt, nous aurions été mieux préparés. Nous aurions pu récupérer et être en meilleure forme. Or, ils nous ont privés de ce droit». Sur le terrain, l’Iran nourrit également une immense frustration. Après avoir égalisé grâce à Ramin Rezaeian, les Iraniens pensaient arracher la victoire dans le temps additionnel avant que la VAR n’annule le but de Shoja Khalilzadeh pour un hors-jeu de quelques centimètres.

Taremi, qui avait auparavant manqué un penalty, a assumé sa responsabilité : «si nous sommes éliminés, ce sera de ma faute, car j’ai raté le penalty», tout en gardant l’espoir de voir son équipe se qualifier parmi les meilleurs troisièmes. En attendant le verdict des autres groupes ce samedi, la sélection iranienne continue donc de croire à une qualification historique pour les seizièmes de finale. Mais au-delà du terrain, ce sont surtout les déclarations très virulentes de Mehdi Taremi et d’Amir Ghalenoei qui font désormais grand bruit, eux qui assurent que leur sélection n’a pas bénéficié des mêmes conditions que les autres nations engagées dans ce Mondial.