Rien ne va plus pour Théo Hernandez. Malgré une victoire maîtrisée de l’équipe de France face à une Norvège totalement remaniée (1-4), une tension persiste autour d’un poste bien identifié : le couloir gauche de la défense, occupé par Théo Hernandez. Titulaire pour la deuxième fois dans cette Coupe du Monde 2026, le latéral d’Al-Hilal n’a une nouvelle fois pas convaincu, confirmant des difficultés déjà aperçues plus tôt dans la compétition. Dans un contexte où Didier Deschamps continue de lui accorder toute sa confiance, son rendement interroge de plus en plus, d’autant que la concurrence, incarnée par Lucas Digne et Lucas Hernandez, semble offrir davantage de garanties dans des registres bien différents.

Face à la Norvège, l’ancien joueur de l’AC Milan a été mis en grande difficulté par Oscar Bobb, aligné côté droit dans une équipe nordique quasiment inconnue du grand public. Malgré un adversaire loin d’être un cadre habituel de sa sélection et évoluant à Fulham sans le moindre but cette saison toutes compétitions confondues, Théo Hernandez a souffert presque à chaque fois que l’ancien joueur de Manchester City avait le ballon. Dépassé à plusieurs reprises dans son dos, peu inspiré offensivement, il n’a jamais réellement réussi à peser dans son couloir, affichant un manque de justesse technique inhabituel, que ce soit sur ses centres ou dans ses tentatives de frappes, à chaque fois hors cadre. Dans un match où l’attaque française a brillé, notamment portée par un Ousmane Dembélé auteur d’un triplé, son apport est resté quasi inexistant. Il n’a jamais réussi à combiner dans le bon tempo avec Désiré Doué sur son couloir gauche, chose que Digne avait plutôt bien réussi à faire avec Barcola face à l’Irak.
Théo Hernandez n’y pas arrive dans cette Coupe du Monde 2026
Au-delà des statistiques - deux tirs non cadrés, un centre réussi sur deux, plusieurs duels perdus - c’est surtout l’impression générale qui inquiète. Positionné plus bas que d’habitude, presque à hauteur de Jules Koundé dans certaines phases, alors qu’on le connait principalement pour son apport offensif, Théo Hernandez a perdu une partie de ce qui faisait sa force : sa capacité à dynamiter son couloir par ses courses et ses projections. Même défensivement, ses lacunes ont été visibles, à l’image d’une énorme faute dans la surface sur Oscar Bobb ayant offert un penalty à la Norvège, finalement stoppé par Mike Maignan et donc sans conséquence. Une erreur de placement et d’engagement qui aurait pu coûter cher à une équipe de France encore en contrôle mais pas totalement sereine au moment de l’action, où le score aurait pu être de 2-3.
En effet, ce match relance inévitablement le débat autour de la hiérarchie au poste de latéral gauche. Si Deschamps continue de privilégier Théo Hernandez dans les rencontres majeures, Lucas Digne conserve une crédibilité tactique et une rigueur défensive appréciée dans le staff, tandis que Lucas Hernandez représente une option plus sécurisante dans un registre encore différent. Là où Théo Hernandez a brillé cette saison en Saudi Pro League avec Al-Hilal, ses performances en sélection semblent aujourd’hui en décalage avec les exigences du très haut niveau international. À quelques jours d’un seizième de finale face à la Suède et à un profil explosif comme Anthony Elanga, les doutes grandissent autour d’un joueur censé être un cadre expérimenté des Bleus, mais dont le statut de titulaire indiscutable commence à être sérieusement questionné.
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