En revisitant sa Coupe du Monde et en l’ouvrant désormais à 48 pays, la FIFA a fait des satisfaits et des insatisfaits. Le bon côté, c’est que plusieurs nations émergentes ont pu participer au premier Mondial de leur histoire, à l’image du Cap-Vert, d’ailleurs qualifié pour les 16es de finale. Les requins bleus ont tiré bénéfice de l’élargissement du quota de nations africaines qualifiées pour la compétition, souvent jugé trop faible comparé à celui d’autres confédérations lors des précédentes éditions.

Pour la première fois de l’histoire, 10 pays africains ont ainsi pu participer à la Coupe du Monde cet été (la RD Congo est passée via les barrages), et le bilan est historique puisque 9 d’entre eux ont passé l’étape de la phase de groupe (seule la Tunisie, dernière de son groupe avec 0 point, a été éliminée). A titre de comparaison, l’Europe place 13 nations sur 16 en 16es de finale (la Tchéquie, l’Ecosse, et la Turquie prennent la porte) quand l’Amérique du Sud sera représentée par 5 pays sur 6 (l’Uruguay a été éliminé).

Le Maroc en porte-étendard de l’Afrique

Si aucune nation africaine n’a terminé première de son groupe, et que le bilan total n’est "que" de 8 victoires en 30 rencontres, bon nombre d’entre elles ont su répondre au défi et à l’intensité imposée par les poids lourds européens et sud-américains. Le Cap-Vert a accroché l’Espagne (0-0), la RD Congo a résisté au Portugal (1-1), tandis que le Ghana a tenu en échec l’Angleterre (0-0),

Le Maroc, meilleure équipe africaine lors cette première phase, a tenu tête au Brésil et aurait même sans doute mérité de s’imposer à l’issue du match (1-1). Quant à la Côte d’Ivoire, elle a battu l’Equateur (1-0) avant de s’incliner face à l’Allemagne (1-2), mais l’histoire aurait tout à fait pu basculer de son côté au regard du scénario du match. Aujourd’hui, une nouvelle compétition démarre, et les pays africains aspirent à encore plus grand. Le Maroc avait déjà montré la voie en 2022 en devenant le premier pays du continent à atteindre le dernier carré.