Sur le papier, l’Europe continue d’imposer sa loi. Avec douze équipes qualifiées pour les seizièmes de finale, le Vieux Continent place plus des trois quarts de ses représentants en phase à élimination directe et s’offre également le plus grand nombre de premières places de groupe. La France, l’Angleterre ou encore l’Espagne seront bien au rendez-vous, confirmant que les grandes puissances européennes restent les principales candidates au sacre. Certaines sélections ont même marqué les esprits durant cette phase de groupes.

La France a impressionné par sa maîtrise et son efficacité avec trois victoires en autant de rencontres pour un niveau impressionnant. L’Angleterre a confirmé sa solidité sans jamais véritablement trembler, tandis que l’Espagne a retrouvé une identité de jeu, même si tout n’a pas été parfait lors de la phase de groupes. Les Pays-Bas ont également répondu présents et se positionnent en tant que grand outsider, tout comme la Norvège et l’Autriche, qui confirment leur progression sur la scène internationale.

Plusieurs nations européennes inquiètent

Mais derrière ces satisfactions, le tableau est loin d’être parfait. L’Écosse a sans doute signé la plus grande désillusion européenne en étant éliminée dès la phase de groupes et en limogeant son sélectionneur Steve Clarke, malgré son statut de leader de son groupe de qualification devant le Danemark. La Turquie est également passée complètement à côté de son tournoi, signant le fiasco de ce Mondial 2026, tandis que la Tchéquie termine à la dernière place de sa poule après des prestations catastrophiques et seulement un point pris contre l’Afrique du Sud.

D’autres nations sont qualifiées, mais avancent avec davantage de doutes que de certitudes. Le Portugal peine toujours à produire un football créatif et convaincant et n’a pu faire mieux qu’une deuxième place derrière la Colombie. La Belgique poursuit sa délicate transition générationnelle et a clairement déçu avec seulement cinq points pris, mais une première place de groupe acquise devant l’Égypte et l’Iran. Même l’Allemagne, pourtant première de son groupe, n’a pas totalement rassuré dans le contenu de ses prestations.

Un football mondial qui se rééquilibre

La Suède, futur adversaire de la France, s’est qualifiée sans réellement convaincre en terminant à la troisième place derrière le Japon et les Pays-Bas avec seulement une victoire contre la Tunisie (5-1), tandis que la Croatie a rassuré en s’imposant difficilement contre le Ghana, mais continue de dépendre énormément d’un Luka Modrić et de son ancienne génération. Au-delà des performances individuelles, cette phase de groupes confirme surtout que l’écart entre l’Europe et les autres continents continue de se réduire.

L’Afrique réalise notamment une Coupe du Monde historique avec neuf représentants qualifiés pour les seizièmes de finale, tandis que plusieurs sélections asiatiques et sud-américaines ont confirmé leur montée en puissance. Le nouveau format à 48 équipes ne masque donc pas totalement les difficultés de certaines nations européennes. Si le Vieux Continent conserve ses principaux favoris, il n’aborde pas cette phase finale avec la sérénité des éditions précédentes, malgré une équipe de France qui s’affirme comme la grande nation de ce Mondial.