Cette Coupe du Monde est désormais bien lancé puisqu’on connaît toutes les affiches des 16es de finale. Et après quasiment trois semaines de compétition, on a déjà pu voir plusieurs prestations marquantes, voire exceptionnelles. Les gardiens, pas exemple, n’ont pas manqué de briller, mais Vozinha s’impose comme une évidence dans notre équipe type du premier tour. Le dernier rempart du Cap-Vert a été le principal artisan de la qualification historique des Requins Bleus pour les seizièmes de finale. Auteur d’un match héroïque contre l’Espagne et solide face à l’Arabie saoudite, il n’a encaissé que deux buts en trois rencontres malgré 54 frappes subies. Devant lui, Daniel Muñoz s’est encore montré indispensable avec la Colombie. Intenable dans son couloir droit, le latéral de Crystal Palace a multiplié les montées, tout en se montrant décisif offensivement avec déjà deux buts au compteur.

Dans l’axe, Dayot Upamecano a retrouvé son meilleur niveau avec une équipe de France solide défensivement, tandis que Virgil van Dijk a une nouvelle fois été le patron des Pays-Bas en étant même dans le dépassement de fonction pour apporter offensivement (1 but et 1 passe décisive en 3 matches). Sur le côté gauche, Noussair Mazraoui a impressionné dans un poste qui n’est pas le sien. Utilisé à gauche par Mohamed Ouahbi, le Marocain a affiché une qualité technique et une activité remarquables, tout en étant précieux défensivement. Au milieu, difficile de ne pas retenir Jude Bellingham. Après une saison très compliquée avec le Real Madrid, l’Anglais renaît totalement dans ce Mondial. Patron du jeu des Three Lions, il a retrouvé son influence balle au pied, son volume de course et son efficacité, symbolisée par son immense prestation contre la Croatie et son match encore abouti face au Panama (2 buts et 1 passe décisive).
Des stars au rendez-vous
À ses côtés, Bruno Guimarães confirme qu’il est le véritable métronome du Brésil. Omniprésent à la récupération comme à la construction, le milieu de Newcastle dicte le tempo de la Seleção et figure parmi les joueurs ayant récupéré le plus de ballons depuis le début de la compétition. Après son match face au Maroc, il est monté en puissance dans la compétition. Devant, le casting est tout simplement exceptionnel. Sur l’aile droite, Michael Olise réalise le tournoi quasi-parfait avec les Bleus. Décisif presque à chaque sortie (4 passes décisives déjà), le joueur du Bayern Munich apporte créativité, percussion et efficacité. À gauche, Vinicius Junior assume pleinement et quasiment tout seul son statut de leader offensif du Brésil. Toujours aussi insaisissable dans ses un-contre-un, le Madrilène multiplie les différences et pèse constamment sur les défenses adverses (4 buts).
En pointe, Kylian Mbappé semble avoir retrouvé toutes ses sensations. Le capitaine des Bleus enchaîne les buts, les appels tranchants, redevenant l’un des joueurs les plus dominants de la planète. Surtout, il est bien plus impliqué dans le jeu sans ballon de son équipe corrigeant donc un défaut assumé depuis très longtemps. Enfin, comment ne pas terminer avec Lionel Messi ? À 39 ans, l’Argentin continue d’écrire l’histoire. Déjà meilleur buteur de cette Coupe du monde avec six réalisations, le capitaine de l’Albiceleste guide encore son pays avec une facilité déconcertante. Entre ses buts, sa vision du jeu et son influence permanente sur les rencontres, le numéro 10 confirme qu’il reste l’un des meilleurs joueurs du monde même en évoluant en MLS, même à 39 ans et même sans avoir une activité folle sur le front de l’attaque.
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