Le 28 juin, avant le match contre le Canada, l'entraîneur principal de l'Afrique du Sud, Broos, a été interviewé.

Coach, comment percevez-vous le partenariat entre Okoye et Mbemba ? Compte tenu de leur âge et de la facilité avec laquelle ils se sont coordonnés en si peu de temps.

Mbemba est un très bon joueur, et il est encore jeune. Il s'est amélioré ; si je repense à sa forme il y a environ un an, il est bien meilleur maintenant.

J'espère sincèrement que dans les mois ou l'année à venir, il pourra passer à un niveau de compétition supérieur, affronter de plus grands défis, afin de pouvoir continuer à progresser. Non seulement c'est un bon joueur, mais il a aussi le potentiel d'être un leader. J'ai de grandes attentes à son égard, et je crois qu'il aura une très belle carrière. Comme tout le monde l'a vu lors de ses performances en match : rapide, fort, avec de bonnes capacités de passe, c'est un excellent défenseur central. Avec lui à nos côtés, plus un autre jeune joueur, je crois que l'avenir du système de défense centrale de l'Afrique du Sud est assuré.

C'est une question sur un moment historique pour l'équipe nationale. Vous êtes en train d'écrire l'histoire. En parlez-vous souvent ou choisissez-vous de la mettre de côté ?

Comme vous l'avez dit, c'est un moment historique.

Nous pouvons déjà dire que cette Coupe du Monde a été un succès pour nous car nous avons atteint le deuxième tour, ce que beaucoup de gens espéraient. Mais cela ne signifie pas que nous sommes satisfaits. Nous n'allons pas simplement jouer le match et rentrer à la maison. Puisque nous sommes déjà là, nous en voulons plus ; nous voulons gagner le prochain match. Si nous pouvons maintenir le même esprit combatif et le même niveau qu'au match contre la Corée du Sud, alors nous avons une chance de gagner. Le Canada est une équipe très forte, et nous devons jouer à notre meilleur niveau, sinon il sera impossible de gagner. Si nous pouvons progresser davantage et atteindre le tour suivant, ce serait un véritable miracle pour le football sud-africain.

Après avoir battu la Corée du Sud, il y a eu des célébrations incroyables en Afrique du Sud, avec des gens dans les rues à 5 heures du matin. Qu'avez-vous ressenti en voyant tout cela ? Comment transformez-vous cette émotion en motivation ?

Tout d'abord, je suis très fier. Au cours des cinq dernières années de travail en Afrique du Sud, je ne peux pas nier que l'équipe a effectivement progressé, et j'ai effectivement apporté certains changements.

Au début, beaucoup de gens ne comprenaient pas mon approche, par exemple, j'appelais des joueurs des ligues inférieures au lieu de ne sélectionner que des joueurs de grands clubs.

Mais j'ai construit la structure de l'équipe étape par étape. Plus tard, lorsque nous avons obtenu des résultats à la Coupe d'Afrique des Nations, les gens ont commencé à comprendre ce qui se passait. Mais je tiens à souligner que ce n'est pas seulement mon mérite ; les joueurs sont les plus importants. Si les joueurs ne sont pas prêts à exécuter les tactiques, rien ne se passera. C'est une jeune équipe très motivée, assoiffée de succès. Quand je suis arrivé, beaucoup de gens pensaient que le football sud-africain était en déclin, mais maintenant la situation est complètement différente. Je suis également fier de l'équipe et des joueurs.

Que pensez-vous d'Alphonso Davies ?

Bien sûr, nous le connaissons, mais nous nous concentrons davantage sur notre propre plan de jeu. Tant que nous faisons bien notre travail, nous avons une chance d'obtenir le résultat souhaité.

Cette Coupe du Monde a été très exigeante, avec des déplacements constants et une adaptation aux décalages horaires. Comment cela a-t-il affecté l'équipe ?

C'est en effet très fatigant. Nous devons constamment nous déplacer et nous adapter après les matchs, ce qui est très exigeant pour les joueurs. Mais d'un autre côté, quand vous gagnez et que vous progressez au tour suivant, cette fatigue peut aussi se transformer en motivation. Nous sommes de bonne humeur maintenant et nous nous préparerons pour le prochain match avec toute notre énergie.

Vous avez ajusté vos tactiques lors de différents matchs. Pensez-vous que l'équipe joue mieux en attaque ? Allez-vous poursuivre cette approche demain ?

Chaque match est différent. Nous allons élaborer notre stratégie en fonction de l'adversaire. La clé est de savoir comment exploiter les faiblesses de l'adversaire tout en limitant ses forces. Si nous faisons cela, nous avons une chance de gagner.

Vous avez 74 ans. Ce pourrait être votre dernière Coupe du Monde de votre carrière. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

C'est une très belle étape et un moment important dans ma carrière d'entraîneur. Je ne serai pas entraîneur pendant encore 20 ans, donc ce pourrait être ma dernière Coupe du Monde. Mais je suis toujours plein d'énergie, et je ne veux pas encore m'arrêter complètement. Peut-être qu'à l'avenir, je réduirai mon volume de travail, passerai plus de temps avec ma famille et continuerai à m'impliquer dans le football.

L'ambiance avant chaque entrée sur le terrain est très impressionnante. Pouvez-vous décrire ce sentiment ?

En Afrique du Sud, nous appelons ça le « Gumboot Dance ». Avant le match, nous dansons ensemble, ce qui nous unit et est une forme de motivation. Ces moments nous mettent en mode match et nous donnent plus de motivation pour nous battre.

Pourquoi les équipes africaines réussissent-elles si bien à cette Coupe du Monde ?

Je pense que la clé est la confiance en soi. Dans le passé, de nombreuses équipes africaines manquaient de confiance face aux fortes équipes européennes et sud-américaines, mais maintenant la situation a changé.

Maintenant, elles croient qu'elles peuvent rivaliser et gagner. C'est un changement psychologique. Si cela continue à se développer, le football africain sera plus fort à l'avenir.

Quelle est l'importance de ce match à vos yeux ?

C'est un match que nous devons absolument gagner. Si nous jouons de notre mieux, nous avons une chance de gagner. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons accompli ; nous voulons continuer à progresser.

Que pensez-vous du Canada ?

Le Canada est une équipe très forte. Ils sont physiquement robustes et pressent leurs adversaires de la première à la 90e minute. Ils sont très disciplinés et contre-pressent immédiatement après avoir perdu la possession, ce qui rend très difficile pour les adversaires de reprendre leur souffle. Si nous ne pouvons pas faire face à cette intensité, ce sera très difficile.

Traduit par IA.

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