Présent dans le groupe du Brésil pour la Coupe du Monde 2026, Igor Thiago a pu se mettre en jambes lors du match face au Maroc. Par la suite, le buteur de Brenford est resté sur le banc face à Haïti et l’Écosse. Prêt à faire valoir ses qualités de finisseur en seizièmes de finale, l’attaquant de 25 ans est d’ailleurs revenu sur son arrivée dans l’effectif de Carlo Ancelotti. « Je n’arrive toujours pas à y croire. Être convoqué pour la Coupe du monde est le plus grand accomplissement de ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel » a-t-il expliqué à Marca. Seulement voilà, lors de l’entretien accordé au média espagnol, celui-ci a expliqué ses débuts plus que difficiles dans le milieu du ballon rond. « Devenir professionnel était déjà un bel accomplissement. Je n’aimais pas le football et je ne m’imaginais pas du tout devenir footballeur, mais voir mon frère revenir si heureux des matchs a éveillé ma curiosité ».

Très jeune, il a dû faire face à la disparition de son père (à l’âge de 13 ans). Ce drame l’a donc rapidement poussé à endosser des responsabilités pour aider sa famille. « Je partais de la maison à 5 heures du matin. Je travaillais au marché, distribuais des tracts, lavais des voitures et désherbais. J’étais aussi maçon. Tous ces petits boulots ont contribué à forger mon caractère et à faire de moi l’homme que je suis aujourd’hui ». Sa mère, Dona Diva, a également pris le temps de témoigner pour ESPN. « Il n’a jamais renoncé à aucun travail. Parfois, j’avais pitié de lui, car il rentrait à la maison les mains couvertes de callosités et d’ampoules. Il avait des amis qui voulaient qu’il vole avec eux, qu’il se drogue, qu’il prenne le mauvais chemin » a-t-elle conclue. Un récit glaçant et une force mentale hors norme.