Jusqu’à présent, tout va bien. Avec trois victoires en autant de rencontres, 10 buts marqués et seulement 2 encaissés, l’équipe de France a logiquement validé son billet pour les 16es de finale de la Coupe du Monde 2026. C’est désormais une tout autre compétition qui débute : celle où le moindre faux pas sera synonyme d’élimination et donc de retour dans l’Hexagone. Présent en conférence de presse à la veille de son match face à la Suède, après avoir quitté le sol américain suite au décès de sa mère, Didier Deschamps en a bien conscience.

Un nouveau tournoi, une défense à solidifier

« Là, une deuxième compétition commence. Et pour gagner les matchs, il faut marquer plus que l’adversaire. On a pris que deux buts, mais on a concédé trop d’occasions. Il y a quatre ans, on avait un dispositif similaire. Il faudra être efficaces quand on n’a pas le ballon. On a la capacité à mettre en danger l’adversaire et c’est une force qu’il faut garder, a tout d’abord rappelé le sélectionneur des Bleus, sans pour autant céder à la panique en imaginant une élimination précoce. C’est la pire des choses de penser à ça. Moi je prépare les matchs pour que ça se passe bien. Là, c’est des matchs couperets, mais il faut avoir en tête ce qu’on doit faire pour passer ce match ».

Satisfait de ce qu’il a vu depuis le début du tournoi - malgré quelques ajustements à effectuer - celui qui peut également s’appuyer sur une impressionnante profondeur de banc et qui n’hésitera pas à faire tourner (Doué/Barcola ou encore Digne/Hernandez) a également profité de ce point presse pour lancer un avertissement à ses joueurs. « On veut garder la confiance même si on remet les compteurs à zéro. La Suède n’a rien à perdre, on est parti sur des matchs couperets. On a de la confiance, mais pas d’excès. On doit faire ce qu’on a fait sur les trois premiers matchs dans les intentions et dans ce qu’on a fait sur le terrain. Là en face, malgré un groupe difficile, il y aura encore beaucoup de qualité ».

Deschamps se méfie de l’attaque suédoise

Relancé sur la qualité de l’effectif suédois, DD a justement détaillé les forces en présence, notamment sur le plan offensif. « C’est une bonne équipe avec une dominante athlétique. Ils ont beaucoup de qualité sur la ligne offensive avec Elanga, Isak et Gyokeres. Ils ont une défense à cinq et donc avec ces joueurs-là quand il y a des espaces. J’ai trouvé le score très sévère contre les Pays-Bas. Ils ont aussi de bons joueurs au milieu. C’est une bonne équipe et si vous prenez les trois de devant, pour les clubs, c’étaient des investissements ». Déterminé, ambitieux, sans pour autant tomber dans un excès de confiance, Deschamps a finalement conclu son intervention par un dernier message mobilisateur.

« Je ne pense pas que les adversaires jouent leur survie, mais la Suède n’a rien à perdre. On doit jouer avec humilité, il faut du sérieux et de la concentration. Il n’y a pas de match de rattrapage, mais il ne faut pas avoir de la fébrilité et de la retenue. Les joueurs le savent, ce sont des compétiteurs. Il n’y a pas de joker, mais on le sait. C’est différent à gérer, mais on est venus pour ça et il faut le faire ». Pour le faire, l’équipe de France pourra notamment compter sur une ligne d’attaque étincelante, à commencer par Kylian Mbappé, plus que jamais « en mission » depuis le début de ce Mondial.