La première grosse surprise de la Coupe du Monde 2026 vient de se produire du côté de Boston. Opposée au Paraguay, l’Allemagne espérait écarter les Sud-Américains pour défier l’équipe de France le 4 juillet prochain à Philadelphie en huitièmes de finale. Pour le moment, les Bleus n’ont pas encore battu la Suède, mais il est acquis que la Nationalmannschaft ne sera pas au rendez-vous. Après avoir été menée, l’Allemagne a dû s’arracher pour égaliser avant de tomber lors de la séance des tirs au but, pour la première fois de son histoire en Coupe du Monde (1-1, 3 tab 4).

De l’autre côté du Rhin, l’onde de choc est terrible. Après les échecs de 2018 et 2022, la nation quadruple championne du monde souhaitait se rattraper en 2026. Pour cela, elle avait intronisé un jeune sélectionneur prometteur : Julian Nagelsmann. Au final, le technicien de 38 ans a les oreilles qui sifflent fort depuis le coup de sifflet final. Si le but refusé à Jonathan Tah fait jaser, ce sont surtout les choix de Nagelsmann qui sont pointés du doigt. Et notamment les passe-droits accordés à quelques-unes de ses stars.

Nagelsmann ne démissionnera pas

Pour ce match, on pense à Leroy Sané titularisé à la place de Jamal Musiala alors que le joueur de Galatasaray est agaçant sur son aile droite. Il y a aussi le choix d’emmener Leon Goretzka en Amérique alors que le Bavarois est usé physiquement et pas dans le rythme. Enfin, le pari Manuel Neuer n’a pas fonctionné. L’Allemagne a encaissé 5 buts en 4 matches et si tout le monde a cru au retour du Neuer décisif sur le tir au but stoppé de Balbuena, le bilan global n’est pas extraordinaire. Attendu par les médias, Nagelsmann s’est présenté au micro de Magenta TV. L’occasion pour lui d’annoncer qu’il ne comptait pas démissionner (son contrat court jusqu’en 2028, ndlr).

«Il nous a fallu beaucoup de temps pour jouer d’une aile à l’autre. À un moment donné, nous sommes passés à un jeu plus direct, nous aurions pu le faire dix fois plus. Dans l’ensemble, il nous a manqué du punch. La déception est immense, car nous avons une équipe très homogène. La concentration était totale, il n’y avait aucune négligence. Quand on est éliminé d’un tournoi, ce sont des expériences marquantes. Je suis prêt s’ils le souhaitent (les dirigeants de la fédération allemande, ndlr). Si on ne veut pas de moi, il faut me le dire. Je veux continuer. Je suis disponible. Je ne suis pas du genre à me défiler. C’est hors de question.» C’est dit, mais cela risque de ne pas satisfaire l’opinion publique allemande qui réclame son départ et l’arrivée d’un certain Jürgen Klopp.