Après l’Europe, c’est désormais l’Amérique du Nord qui fait face à un gros épisode de canicule. Les services météorologiques américains ont placé une grande partie de l’est des États-Unis en alerte, avec des températures largement supérieures à 30 °C et un ressenti pouvant grimper entre 40 et 46 °C en raison d’un taux d’humidité très élevé. Un contexte qui inquiète forcément pour la tenue de la phase finale de la Coupe du Monde, mais surtout les différentes sélections encore en lice, à commencer par l’équipe de France.

Une température ressentie proche des 40°C contre le Paraguay

Car les Bleus seront parmi les premiers concernés. Ce mardi, face à la Suède à East Rutherford (23 heures), les joueurs de Didier Deschamps évolueront dans une chaleur dépassant les 30°C avec près de 50 % d’humidité. En cas de qualification, les conditions pourraient devenir encore plus extrêmes samedi à Philadelphie, où les prévisions annoncent plus de 35°C, voire une température ressentie proche des 40 °C, accompagnée d’un air particulièrement lourd. Un véritable défi physique contre le Paraguay, qui a davantage l’habitude de jouer sous des températures élevées.

Conscient de cette menace depuis plusieurs mois, le staff tricolore a anticipé la situation alors que des chaleurs devraient être ressenties à 43,9°C à Boston, ville du camp de base des Bleus. Sous la direction du préparateur physique Cyril Moine, des protocoles spécifiques ont été mis en place autour de l’hydratation, de la récupération et du refroidissement des joueurs. Les Bleus utilisent notamment des boissons adaptées, des écharpes contenant de l’eau glacée appliquées sur la nuque pour faire rapidement baisser la température.

La France, l’Argentine et le Portugal menacés

À l’entraînement, les glacières et les dispositifs de refroidissement sont désormais omniprésents afin de limiter les risques de déshydratation ou de coup de chaleur. Dans cette phase à élimination directe de Coupe du Monde, la météo pourrait bien devenir un obstacle redoutable pour les Tricolores, eux qui ont déjà été confrontés à un gros épisode orageux contre l’Irak, obligeant à plus de deux heures d’interruption. Mais ils ne sont pas les seuls concernés, puisque seules les enceintes d’Atlanta, Dallas, Houston, Los Angeles et Vancouver sont équipées d’un toit et de la climatisation.

Cet épisode caniculaire devrait connaître son pic entre mercredi après-midi et samedi soir et se poursuivre au moins jusqu’au week-end. « Une telle chaleur, comme on n’en voit pas chaque année, peut être mortelle pour les personnes ne disposant pas de moyens de rafraîchissement et d’hydratation adéquats », précise le service météorologique national des États-Unis. Et elle ne devrait pas épargner les supporters et les sélections portugaises et croates à Toronto jeudi (31 degrés et près de 60 % d’humidité dans l’air), ainsi que ceux des Argentins et Cap-Verdiens vendredi à Miami (32 degrés et 70 % d’humidité).