Suite des seizièmes de finale de cette Coupe du Monde 2026, avec un nouveau choc entre une nation africaine et un pays européen. La Côte d’Ivoire, qualifiée en tant que deuxième du Groupe E, défiait ainsi la Norvège, également deuxième de son groupe, celui des Bleus. L’écurie nordique, qui avait fait tourner face à la France, retrouvait un onze titulaire ce soir, avec son trio offensif composé de Nusa, Haaland et Sorløth notamment, alors que Berg, Berge et Ødegaard composaient l’entrejeu. En face, pour leur premier match couperet dans un Mondial de leur histoire, les Éléphants misaient sur une sorte de 4-1-4-1, et Emerse Faé alignait une équipe avec Nicolas Pépé, Yan Diomandé et Bonny pour faire mal aux Norvégiens, bien épaulés par Inao Oulaï, Kessié et Sangaré. Au final, la bande d’Erling Haaland s’est imposée 2-1 et a obtenu son ticket pour les huitièmes, où elle affrontera le Brésil.

La rencontre démarrait sur un rythme assez élevé, et deux équipes qui, contrairement à ce qu’on avait vu jusqu’ici, ne voulaient pas forcément faire trop de calculs ou jouer la prudence. La Norvège parvenait ainsi à mettre plusieurs ballons intéressants dans la surface, à l’image de cette tête d’Haaland dès la 3e minute, contrée par la défense. Il n’y avait pas de vrai dominateur, avec des défenses pas forcément rassurantes qui plus est, et Konan signait la première occasion du match. Le latéral ivoirien, dans la surface, plaçait ainsi une frappe dans le petit filet extérieur (21e), alors qu’il aurait peut-être pu centrer. Les Ivoiriens commençaient à être dangereux, et Diomandé adressait un bon centre à Pépé, qui remettait devant les cages, mais personne n’était là pour reprendre (28e). La vitesse des Éléphants, face à des Nordiques assez lents, faisait des différences, alors qu’il fallait attendre la 36e pour revoir les Norvégiens dans la surface rivale, avec une tête d’Haaland facilement captée par Fofana. Derrière, Nusa allait signer un sacré but pour mettre les siens devant au score. Côté gauche de la surface, il repiquait un peu et décochait un intérieur du pied parfaitement brossé, qui se logeait en lucarne opposée (0-1, 40e).

Haaland qualifie la Norvège en fin de match

Une ouverture du score un peu contre le cours du jeu, puisque c’est la sélection africaine qui était la plus à l’aise dans les débats. La Côte d’Ivoire échappait d’ailleurs au scénario catastrophe puisque dans la foulée, Sangaré s’interposait alors qu’Haaland était en passe de reprendre à bout portant devant Fofana (41e). Sur le corner qui a suivi, Sorløth a vu sa tête frôler le poteau (42e). Un temps fort norvégien qui aurait pu être létal pour les ouailles d’Emerse Faé, qui réagissaient tout de même sur coup de pied arrêté, avec une tête d’Emmanuel Agbadou passée non loin du cadre (45e+2). Au retour des vestiaires, les Ivoiriens affichaient logiquement un visage résolument offensif, avec un centre-tir fort de Guela Doué sorti par Nyland en guise de première situation chaude (49e). La Norvège de son côté semblait décidée à jouer un peu plus bas, et opérer en transition rapide face à des Ivoiriens qui jouaient très haut. Nyland sortait de son côté une intervention décisive sur Pépé (55e). Berge, sur un coup franc botté par Ødegaard, était tout proche de signer le deuxième, presque sans le vouloir (58e).

La rencontre était assez décousue, avec deux formations qui se rendaient les coups, et beaucoup d’imprécisions techniques des deux côtés également. En témoigne le grand nombre de frappes non cadrées. Au fur et à mesure que le chrono défilait, la Côte d’Ivoire se montrait de plus en plus insistante, mais les meilleurs joueurs de l’équipe étaient assez peu inspirés, à l’image de Yan Diomandé ou de Christ Inao Oulai. Résultat des courses, beaucoup de centres dans la boîte, sans trop d’inspiration, et facilement sortis par les Norvégiens. Défensivement, la Côte d’Ivoire avait aussi du mal. Amad Diallo sortait ainsi un ballon d’Heggem sur sa ligne, évitant le 0-2 (67e). Et après un joli une-deux avec Pépé, le joueur de Manchester United signait une superbe action individuelle dans la surface, mystifiant des défenseurs avant d’expédier le ballon au fond, signant l’égalisation (1-1, 74e). Dès lors, on a senti les deux équipes un peu plus prudentes, mais c’est à ce moment qu’Erling Haaland, discret jusqu’ici, allait inscrire son cinquième but du Mondial. Oscar Bobb glissait un ballon parfait pour Berg dans la surface, ce dernier remisait pour Haaland qui, inexplicablement seul devant les cages, expédiait le cuir au fond (1-2, 87e). Le score n’a plus bougé malgré un superbe coup franc de Diallo sorti par Nyland au bout du temps additionnel, et la Norvège défiera le Brésil dimanche !

L’Homme du Match : Nusa (7,5) : l’ailier du RB Leipzig retrouvait son coéquipier Yan Diomandé et occupait le flanc gauche de l’attaque norvégienne. Auteur de 5 buts et 4 passes décisives cette saison avec le club allemand, il a d’abord tenté de faire la différence seul à la 12e minute, avant de perdre son duel face à un Guéla Doué très solide. Il a ensuite obtenu un corner à la 22e minute, l’une des armes préférées de la Norvège. Malgré un adversaire de très haut niveau, il s’est montré très remuant, comme en témoigne le petit pont infligé à Doué à la 29e minute. Très inspiré, il a finalement ouvert le score d’un magnifique enroulé dans la lucarne après un excellent service de Martin Ødegaard (0-1). Juste avant la pause, il a toutefois écopé d’un carton jaune après une grosse faute sur Doué. Probablement le meilleur norvégien, il a été remplacé par Andreas Schjelderup à la 71e. De son côté, Andreas Schjelderup sera resté très discret sur son couloir en fin de rencontre.

Côte d’Ivoire

- Fofana (4,5) : peu sollicité en début de rencontre, le portier ivoirien s’est d’abord montré serein sur une prise de balle sans difficulté sur la tête d’Haaland (37e). Il ne pouvait en revanche rien sur la frappe exceptionnelle de Nusa (39e). Plus heureux ensuite, il captait miraculeusement le ballon après un coup franc d’Ødegaard et un cafouillage dans sa surface, avant de pouvoir remercier Amad Diallo, auteur d’un sauvetage sur sa ligne (67e). Il est finalement battu par Haaland, après un gros manque de concentration de sa défense en fin de match.

- Doué (5,5) : opposé à Antonio Nusa, le latéral droit de Strasbourg n’a pas été mis en grande difficulté par l’ailier de Leipzig, réussissant le plus souvent à le contenir. Mais sur l’ouverture du score, il se retrouvait beaucoup trop loin du Norvégien, obligeant Nicolas Pépé, pourtant ailier de formation, à défendre à sa place sans pouvoir empêcher le but (39e). Un oubli qui a coûté cher aux Éléphants. Offensivement, ses débordements offraient une option supplémentaire aux Ivoiriens et notamment à Pépé, même si les deux joueurs ont parfois eu du mal à se comprendre dans leurs déplacements.

- Koussounou (6) : le défenseur de l’Atalanta a réalisé une prestation globalement sérieuse face au défi physique imposé par Haaland. Auteur d’un contre précieux sur une tentative de la tête du buteur norvégien (3e), il s’est montré solide dans les duels et à la récupération (9 ballons récupérés). Mais tout comme son compère de la défense et Sangaré, il est pris dans son dos par l’appel de Berg, qui sert Haaland qui n’a plus qu’à conclure (86e).

- Agbadou (6) : solide dans les duels, le défenseur de Besiktas a répondu présent derrière. Il a notamment coupé une passe dangereuse d’Ødegaard destinée à Haaland dans sa surface (11e), avant de tenter sa chance de volée, sans trouver le cadre (35e). Son bon retour devant Sørloth en seconde période a également évité une situation dangereuse (66e). En retard, il est en revanche sur Berg sur le but de la victoire des Scandinaves (86e).

- Konan (6,5) : si les toutes premières minutes de la rencontre pouvaient inspirer l’inquiétude avec une première action où il est pris de vitesse par un Norvégien, le joueur de Gil Vicente s’est rapidement remis la tête à l’endroit, multipliant notamment les montées offensives. L’une de ses nombreuses projections offensives a mené à la toute première occasion des Ivoiriens, avec un crochet pour éliminer Pedersen avant de voir sa frappe passer à côté du petit filet (21e). Remplacé par Bazoumana Touré (90e+3).

- Sangaré (4,5) : dans son rôle de destructeur, le milieu de Nottingham Forest a été précieux sans le ballon, travaillant pour couper les phases de possession norvégienne et multipliant les courses de pressing. Il s’est également illustré en revenant in extremis devant Haaland juste avant la pause (42e). Toutefois, il est coupable sur le but d’Haaland d’un oubli, puisque Berg part dans son dos avant de servir le joueur norvégien (86e).

- Inao Oulai (4,5) : positionné sur le côté gauche du milieu, l’ancien Bastiais a livré une copie appliquée, sans véritablement se montrer. Propre balle au pied (89 % de passes réussies, 4 passes longues réussies sur 5, 6 passes dans le dernier tiers), il a toutefois manqué d’influence pour aider les Éléphants à prendre le contrôle de l’entrejeu. Remplacé par Amad Diallo (60e), auteur d’un sauvetage réflexe sur sa ligne (67e), avant de signer le but de l’égalisation sur un but exceptionnel en s’appuyant d’abord de Pépé, avant de mystifier la défense norvégienne (74e). Il est même tout proche du doublé sur coup franc (90e+6) mais voit sa tentative être détournée du bout des gants.

- Kessié (5) : actif dans les duels, le capitaine ivoirien s’est distingué par une belle passe intérieure cassant une ligne adverse (15e) puis par une récupération haute deux minutes plus tard. Positionné très proche de Bonny, il a cherché à apporter du soutien dans les phases offensives, sans toujours parvenir à faire la différence.

- Pépé (6) : auteur d’un doublé salvateur face à Curaçao dans un rôle d’avant-centre, le joueur de Villarreal retrouvait son aile droite face aux Drillos. Davantage trouvé sur les offensives ivoiriennes que son compère à gauche Diomandé, l’ancien Lillois a posé pas mal de soucis en percutant et en accélérant face à Wolfe. C’est finalement dans le dernier geste qu’il a pêché, comme sur sa reprise du droit après un centre de Diomandé (28e) ou sur son centre de l’extérieur du pied (30e). Présent pour aider défensivement Doué, il suppléait ce dernier face à Nusa sur le but du Norvégien (39e). En seconde période, il profite d’un centre contré par la défense pour décrocher une frappe puissante stoppée par Nyland (56e). Remplacé par Oumar Diakité (87e).

- Bonny (3) : titulaire pour la troisième fois de suite à la pointe de l’attaque, le joueur de l’Inter Milan a vécu une première période très compliquée. Dans la conservation ou dans la justesse technique, il a eu tout faux. Sa connexion avec Pépé et Diomandé ou même le reste de ses coéquipiers a été inexistante, ce qui n’a clairement pas aidé les Ivoiriens. En seconde période, il est trouvé par Pépé dans la surface, mais face à la pression des défenseurs scandinaves, il ne parvient pas à mettre de la puissance dans sa frappe (57e). Remplacé par Elye Wahi (60e), dont la connexion avec Pépé s’est davantage fait ressentir sur quelques ballons.

- Diomandé (4) : au cœur de l’actualité ces derniers jours, le joueur du RB Leipzig s’est fait voler la vedette par son coéquipier en club, Antonio Nusa. Épaulé par un Ghislain Konan très actif sur le côté gauche et qui dédoublait dans son dos, le joueur de 19 ans a souvent été pris à deux, une fois le ballon dans ses pieds. Ses quelques accélérations et percussions ont mené à une belle occasion, non converti par Nicolas Pépé après un super centre de sa part (28e). À la fin, il est globalement passé à côté de sa rencontre. Remplacé par Evann Guessand (90e+3).

Norvège

- Nyland (6) : de retour dans les buts de la Norvège après avoir été laissé au repos face aux Bleus, comme une grande partie de ses coéquipiers, le gardien du FC Séville devait faire face à une attaque ivoirienne annoncée dangereuse. Pourtant, contre toute attente, il a vécu une première période très tranquille, n’ayant quasiment eu aucun arrêt difficile à effectuer, se contentant essentiellement de capter des centres mal ajustés. Il n’a finalement eu qu’une seule véritable intervention à réaliser, bien aidé par une défense particulièrement sereine. Même après une première période en retrait, le portier norvégien a répondu présent immédiatement au retour des vestiaires en repoussant une frappe puissante de Nicolas Pépé à la 56e minute grâce à une parade réflexe déterminante (56e). Toutefois, il n’a rien pu faire face à Amad Diallo, auteur d’un slalom dans la défense avant de conclure à bout portant (1-1, 74e). Il a encore sauvé les siens à la toute fin sur un coup franc parfait de Diallo.

- Wolfe (5) : le latéral gauche de Wolverhampton, qui sortait d’une saison compliquée marquée par la relégation en Championship, conservait néanmoins son statut de titulaire indiscutable avec la Norvège. Aligné sur son habituel couloir gauche face à Nicolas Pépé, l’un des principaux atouts offensifs ivoiriens, il a d’abord commis une grosse faute après une incompréhension au milieu de terrain, stoppant irrégulièrement Diomandé et s’exposant à un possible carton jaune (22e). Malgré cela, il s’est montré très juste techniquement sous le pressing constant de Pépé, à l’image de sa superbe sortie de balle à la 32e minute. Très actif sur son couloir gauche, Wolfe a également apporté offensivement, avec un centre dangereux à la suite d’une récupération haute, mais ni Erling Haaland ni Alexander Sørloth n’ont réussi à reprendre le ballon dans la surface (54e).

- Heggem (6,5) : positionné dans l’axe gauche de la défense centrale, sur son pied fort, le défenseur de Bologne a livré une première période pleine de sérénité. Vigilant dès les premières minutes, il a repoussé un centre très dangereux de Nicolas Pépé à la 8e minute, concédant un corner, avant d’anticiper parfaitement la profondeur pour devancer Yoan Bonny grâce à une excellente lecture de la trajectoire dès la 9e minute. Sur une situation chaude dans la surface ivoirienne, Heggem s’est retrouvé tout proche de faire basculer la rencontre, mais sa tentative a été sauvée in extremis sur la ligne par un défenseur des Éléphants, maintenant la Côte d’Ivoire en vie dans ce temps fort norvégien (67e).

- Ajer (6) : installé à droite de la charnière centrale aux côtés de Heggem, le défenseur de Brentford, haut de 1,98 m et réputé pour sa puissance physique, était opposé à Yoan Bonny dans sa zone. Il s’est rapidement illustré en réalisant un tacle salvateur dès la 4e minute pour stopper l’attaquant de l’Inter Milan. Ajer a démontré toute sa tranquillité au cours de la première mi-temps. Sur un coup franc norvégien, Kristoffer Ajer a été tout proche de faire basculer la situation en déviant le ballon, qui a traîné dangereusement devant le but ivoirien avant que Yahia Fofana ne s’impose finalement pour capter le cuir (59e).

- Pedersen (4,5) : comme à son habitude, le latéral droit de 25 ans occupait son couloir face à l’une des révélations de cette saison et de cette Coupe du Monde 2026, Yan Diomandé. Confronté à la vitesse du joueur du RB Leipzig, le défenseur du Torino est resté vigilant, même s’il a parfois souffert dans ses duels, notamment à la 15e minute lorsque l’Ivoirien a obtenu un corner. Trop tendre dans certains face-à-face, il s’est ensuite laissé surprendre par Konan à la 20e minute, laissant le latéral pénétrer dans la surface et tenter sa chance. Heureusement pour lui, la frappe du gaucher n’a pas trouvé le cadre. Il a été gloablement tranquille ensuite, avant d’être remplacé par Fredrik Aursnes (83e).

- S. Berge (6) : positionné juste devant sa défense, il occupait une nouvelle fois son rôle habituel de sentinelle. Véritable plaque tournante de son équipe, il a multiplié les ouvertures en première période, cherchant régulièrement la taille de ses attaquants dans la surface adverse. Très disponible à la relance, il est souvent redescendu pour aider sa défense à ressortir proprement le ballon et a surtout fourni un important travail défensif face aux nombreuses projections ivoiriennes.

- P. Berg (6,5) : auteur d’une très bonne saison avec Bodø/Glimt, ponctuée notamment par une qualification en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, il évoluait au cœur du jeu pour ce choc et a livré un duel permanent avec Franck Kessié. Positionné assez haut, il a continuellement accompagné les offensives norvégiennes et a beaucoup combiné avec Antonio Nusa sur le côté gauche. Défensivement, il a été précieux, comme son retour défensif sur Konan (58e). Il est venu offrir un but-cadeau à Erling Haaland (86e), lui glissant le ballon à quelques mètres du but.

- Ødegaard (6) : capitaine de cette sélection norvégienne, le meneur de jeu d’Arsenal, champion d’Angleterre et finaliste de la Ligue des Champions, occupait logiquement une place centrale dans l’entrejeu. Son rôle consistait surtout à poser le pied sur le cuir afin de faire respirer son équipe grâce à sa qualité technique. Dès la 4e minute, il a tenté de lancer Erling Haaland par-dessus la défense, sans réussite. Il a ensuite essayé sa chance de loin à la 37e minute, mais Sangaré est intervenu. C’est finalement lui qui a fait basculer cette première période en trouvant Antonio Nusa dans le coin gauche de la surface. L’ailier a repiqué sur son pied droit avant d’enrouler une superbe frappe dans la lucarne opposée pour ouvrir le score (0-1). Ainsi, Ødegaard s’est offert sa 3e passe décisive dans cette Coupe du Monde. Il a maitrisé le tempo en seconde période.

- Nusa (7,5) : ci-dessus

- Sørloth (4) : repositionné sur l’aile droite, comme c’est souvent le cas avec la sélection, l’attaquant de l’Atlético de Madrid faisait face à Konan dans son couloir. Davantage reconnu pour son sens du but et son impact physique que pour sa vitesse ou ses qualités de dribble, il devait s’adapter à ce poste en raison de la présence d’Erling Haaland dans l’axe. Pas totalement à l’aise, il s’est notamment emmêlé les pinceaux à la 16e minute en perdant un ballon évitable face à Diomandé. Il n’en reste pas moins un redoutable buteur, comme en témoignent ses 20 buts inscrits en 26 titularisations cette saison avec l’Atlético de Madrid. Il a été globalement discret en première période, ne tentant qu’un petit centre pour Haaland (36e). Discret ensuite, il a été remplacé par Oscar Bobb (71e). Celui qui a fait vivre l’enfer à Théo Hernandez, il y a quelques jours, s’est également positionné sur l’aile droite. Bobb est à l’origine du but de Haaland, puisque c’est lui qui a très bien servi Berg.

- Haaland (7) : leader offensif de la Norvège et déjà auteur de 4 buts dans cette Coupe du Monde 2026, Erling Haaland retrouvait une place de titulaire après avoir été laissé au repos face à la France. Assez discret dans le jeu durant cette première période, il s’est néanmoins montré précieux dans le domaine aérien en repoussant plusieurs corners ivoiriens, notamment à la 31e puis à la 34e minute où il a remporté ses duels comme un véritable défenseur central. Il a aussi placé une tête sur un bon centre de Sørloth à la 36e minute, sans inquiéter le gardien adverse. Juste avant la pause, il est passé tout près de doubler la mise, mais Ibrahim Sangaré s’est parfaitement jeté pour contrer sa reprise à bout portant. Il s’est encore illustré défensivement à la 63e, dégageant loin devant de sa surface après un corner. Toujours décisif ou presque, il est venu mettre le but du 1-2 sur une offrande de Berg (86e).