Au tour de l’équipe de France d’entrer dans le vif du sujet. Après son sans faute en phase de groupes, le vice-champion du monde affrontait la Suède en 16e de finale de cette Coupe du Monde 2026. Cette fois, il n’y avait pas le droit à l’erreur, pas le droit à un rattrapage pour le grand favori de cette confrontation, le favori de la compétition même. À nouveau sur le banc après son aller-retour forcé en France pour le décès de sa mère, Didier Deschamps alignait son équipe type en 4-2-3-1. Saliba reprenait sa place malgré son dos, et Digne, Rabiot et Barcola étaient préférés à Theo Hernandez, Koné et Doué au coup d’envoi. En face, Graham Potter faisait confiance à son trio offensif redouté Elanga-Gyökeres-Isak. Lindelöf démarrait cette fois dans l’axe d’une défense à quatre, et non plus à trois, pour laisser la place à Bergvall au milieu.

Ce choix tactique a pu surprendre durant le premier quart d’heure. La Suède mettait beaucoup d’engagement en ce début de rencontre, quitte à être à la limite. La défense sollicitait souvent ses rapides joueurs offensifs sur des attaques directes qui ne donnaient pas grand-chose, si ce n’est d’aller tester le répondant de l’arrière garde tricolore. La paire Upamecano-Saliba donnait le change, limitant le rayon d’action adverse. Avec le ballon, les Bleus mettaient un petit moment à se signaler, bien embêtés par le bloc bas. Seul Barcola secouait une première fois la défense jaune et bleue d’un raid solitaire (19e). Lancé dans la profondeur, Mbappé était lui signalé hors-jeu sur ce but où il avait profité d’une récupération haute d’Olise (20e). Cela avait au moins le mérite de donner le ton. La moindre erreur pouvait être sanctionnée en un instant.

Les Bleus trop forts pour la Suède

Le collectif tricolore attendait la demi-heure de jeu pour monter en régime entre une frappe de Rabiot (29e) et surtout un poteau de Mbappé sur ce centre en retrait intelligent de Koundé (30e). Puis ce fut au tour d’Olise de manquer l’ouverture du score d’une bicyclette merveilleuse sur le montant depuis l’entrée de la surface (35e). À l’affût, Dembélé n’a pas trouvé le cadre. Olise échouait à nouveau, cette fois à cause de la détente de Widell Zetterstrom (44e), et à force de pousser, les Bleus finissaient par être récompensés par un but dont seul Mbappé a le secret, en fixant la défense pour repiquer et marquer d’une frappe enroulée (1-0, 45e). Le plus dur était fait, et au meilleur des moments, juste avant la pause, pour se hisser en 8e de finale. C’est pourtant aussi à ce moment-là que la Suède a bien failli profiter d’un instant de déconcentration, bien annihilé par Koundé devant Gyökeres au second poteau (45e+1), alors qu’Elanga, retenu par Digne, s’écroulait en position de hors-jeu dans la surface (45e+3).

La Suède nous rappelait qu’il fallait encore accomplir la seconde moitié du chemin. La pause est sans doute arrivée au bon moment. Dès la reprise, l’équipe de France rehaussait le ton en profitant d’un ballon égaré. Olise accélérait balle au pied pour glisser à Barcola qui terminait de l’intérieur du droit (2-0, 52e). Le parfum de la qualification envahissait doucement les travées du MetLife Stadium. Il venait même piquer le nez de Suédois complètement dépassés sur ce ballon parfait d’Olise à la limite du hors-jeu pour Mbappé, lequel concluait en enroulant (3-0, 74e) et rejoint Messi en tête du classement des buteurs (6). Deschamps pouvait déjà préparer la suite en offrant des minutes à Doué, Gusto (75e), Hernandez (77e), Cherki et Mateta (84e). Cela n’empêchait pas les Bleus de dérouler, à l’image du numéro de soliste de Barcola (81e), oubliant Olise au passage. Maignan lui restait concentré jusqu’au bout devant Gyökeres (89e) pour assurer une qualification et un nouveau duel âpre face au Paraguay en 8e de finale.