La sélection espagnole emmenée par Luis de la Fuente poursuit ses bonnes performances lors de cette Coupe du Monde 2026. Grâce à sa phase de groupes maîtrisée de bout en bout, conclue par deux victoires (contre l’Arabie saoudite et l’Uruguay), puis un match nul face au Cap-Vert, la nation a terminé première du groupe H avec sept points. Ce qui impressionne tout autant durant ce tournoi sur le sol américain, c’est également qu’aucune réalisation n’a été concédée lors des trois duels impliquant le champion d’Europe 2024. En effet, le portier de la Roja, Unai Simón, a gardé sa cage inviolée durant la phase de poules. La nation aborde donc les seizièmes de finale avec un rempart haut de gamme.

Dans ce contexte, le gardien de l’Athletic Bilbao, qui est donc au cœur de cette réussite, s’est logiquement imposé comme le choix numéro un dans la cage espagnole. Avant la compétition internationale, son statut était pourtant menacé avec l’énorme concurrence. Lors de l’Euro 2024, il avait été l’un des hommes forts du sacre espagnol en répondant présent à chaque instant, mais ses coéquipiers attendaient impatiemment leur heure de gloire. Cette fois encore, c’est manqué. Aucun des deux autres portiers — David Raya et Joan Garcia — n’a réussi à avoir du temps de jeu face aux trois sélections qui se présentaient à eux.

Unai Simón broie à nouveau la concurrence

Pourtant, c’était le brouillard pour ce poste. David Raya est arrivé au Mondial après une saison exceptionnelle avec Arsenal, s’étant imposé parmi les meilleurs gardiens d’Europe après un titre de champion d’Angleterre et une finale de Ligue des champions sous la tunique des Gunners. De son côté, Joan Garcia, portier du FC Barcelone et très apprécié de l’autre côté des Pyrénées, démontrait sa grandeur en Liga, portant le club catalan jusqu’au sommet du championnat espagnol avec un sacre amplement mérité. Malgré cela, les deux profils ont passé leur temps à observer les parades de Simón. Une concurrence rare, qui en dit long sur la qualité du Basque âgé de 29 ans.

Avant d’affronter l’Autriche (ce jeudi soir à 21h00), lors de la prochaine rencontre à élimination directe, Luis de la Fuente sait que le choix de la continuité peut rassurer en s’appuyant sur Unai Simón. Son pari tient la route et est pleinement assumé. Capable d’être un leadership rempli de sérénité dans les airs et d’imposer du rythme à la relance, le portier broie la concurrence avec ses qualités devenues indispensables dans le système espagnol qui s’inscrit dans un jeu de possession pur et dur. Si certains observateurs pensent que le débat reste ouvert en Espagne, d’autres estiment que la régularité du titulaire est phénoménale. Pour le moment, son sélectionneur a tranché : Unai Simón est le numéro un et personne ne pourra le contester.