Ce jeudi 2 juillet, Stéphane Richard a officiellement pris ses fonctions à l’Olympique de Marseille. Nommé président du club phocéen il y a quelques semaines, il va pouvoir démarrer pleinement sa mission, même s’il s’activait déjà en coulisses. Il a notamment participé au recrutement de Bruno Genesio, qui a été nommé entraîneur de l’équipe première hier. « Bruno Genesio est un entraîneur dont les qualités sont reconnues par l’ensemble du football français. Son expérience, son exigence et sa vision du jeu correspondent pleinement à ce que nous recherchions pour ouvrir cette nouvelle étape. Au-delà de son parcours, nous avons été convaincus par son adhésion à notre projet, sa volonté de construire dans la durée et son enthousiasme à l’idée de rejoindre l’Olympique de Marseille. Nous sommes heureux de l’accueillir au sein du club», a avoué le dirigeant hier dans le communiqué de presse officiel publié sur le site phocéen.

Le choix du partenariat pour le naming expliqué
Aujourd’hui, il s’est offert une sortie médiatique à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour évoquer le naming du CEPAC Vélodrome. Il a d’ailleurs évoqué les dessous de ce partenariat. Ses propos sont relayés par nos confrères du site Le Phocéen. «Plusieurs discussions ont eu lieu avec différents candidats, mais la Caisse d’Épargne CEPAC s’est rapidement imposée. Au-delà de l’aspect financier, nous recherchions un partenaire capable de décider rapidement, profondément ancré sur le territoire et partageant les valeurs de l’Olympique de Marseille. La continuité était également importante afin d’éviter toute période d’incertitude autour du Vélodrome (…) La réussite ne se mesure pas uniquement à la visibilité d’une marque. Un naming fonctionne lorsqu’il s’accompagne d’actions concrètes et crée une véritable dynamique entre le partenaire, le club et le territoire. C’est précisément l’ambition de ce partenariat avec la Caisse d’Épargne CEPAC.»
Le président marseillais a tenu à rappeler l’importance de partenariats commerciaux pour un club comme l’OM. «Ils (les partenariats, ndlr) sont essentiels. L’OM dispose d’atouts considérables avec un stade qui accueille près de 75 000 spectateurs par match et un potentiel commercial supérieur à celui de nombreux clubs français. Développer les partenariats, les revenus liés au Vélodrome et l’ensemble de nos activités est une priorité afin d’atteindre un équilibre économique durable.» Il a aussi parlé de tout ce que peut apporter le Vélodrome. «L’OM, c’est le Vélodrome, le Vélodrome, c’est l’OM et d’autres choses. L’identité de l’OM, c’est le Vélodrome. C’est capital. Il y a certains clubs qui se posent la question de leur stade, nous, on n’a pas besoin de ça. Au-delà de l’OM, c’est un stade magnifique, on l’a dit. »
Richard veut changer des choses à l’OM
Il continue : «il faut faire le plus d’événements possibles qui permettent de rassembler le plus de Marseillais possible. On a la responsabilité de la gestion du stade. On prend ça très au sérieux. C’est important pour le modèle économique du club. On organise de grands concerts, comme celui d’hier soir. On a une belle programmation à venir. On y travaille aussi. L’année qui va commencer devrait être une année riche en concerts. Il y a les féminines aussi, j’espère qu’elles pourront jouer au Vélodrome.» Stéphane Richard a ensuite été invité à faire un point sur la situation actuelle du club français. «J’ai l’impression que cela fait déjà 10 ans que je suis président de l’OM (rire). Nous avons franchi plusieurs étapes importantes avec succès, notamment auprès de la DNCG et de l’UEFA. Nous disposons désormais d’une feuille de route claire.»
Il poursuit : «nous avons également mis en place une nouvelle organisation sportive avec Greg Lorenzi comme directeur sportif et Bruno Genesio comme entraîneur. Notre priorité est de bâtir un nouveau cycle fondé sur le sérieux, la stabilité, la formation et une gestion plus rigoureuse.» L’objectif est également d’avoir un modèle économique plus sain. Il souhaite donc l’améliorer. «Oui (il veut modifier le modèle économique, ndlr). Le modèle qui consistait à investir massivement sur le marché des transferts sans parvenir à un équilibre durable a montré ses limites. Nous devons construire un club capable de maîtriser ses dépenses, de développer ses revenus et de rester ambitieux sportivement. Cette discipline économique est indispensable pour assurer la pérennité de l’Olympique de Marseille.» L’idée est donc de faire les choses différemment du duo Pablo Longoria-Medhi Benatia, qui changeait une bonne partie de l’effectif tous les six mois. Le ton est donné.
Olympique Marseille
Bruno Génésio
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