Depuis hier, un paquet de joueurs sont officiellement libres de tout contrat. C’est le cas de Leon Goretzka, Mauro Icardi, Yann Sommer ou encore de Nabil Fekir. Dusan Vlahovic est aussi dans cette situation. La Juventus a pourtant tout fait pour tenter de le retenir. Luciano Spalletti voulait construire l’attaque piémontaise autour de lui et de Randal Kolo Munani, pour lequel la Vieille Dame essaye encore de convaincre le Paris Saint-Germain. Mais les exigences financières du Serbe, qui était déjà le joueur le mieux payé de Serie A selon le Corriere dello Sport, ont refroidi les Turinois. Ils n’ont pas trouvé d’accord et ont décidé de passer à autre chose. Après une ultime saison à 10 buts et 2 assists en 23 matches, l’attaquant, qui a été pas mal à l’arrêt en raison de pépins physiques, a quitté les Bianconeri.

Des exigences financières démesurées

Le 4 juin, Giorgio Chiellini a confirmé la nouvelle. « Cela me désole beaucoup, il s’est attaché à la Juventus jusqu’au bout. C’est une personne sérieuse, mais à ces chiffres-là, il ne restera pas en Italie, même s’il est légitime qu’il cherche un autre type de contrat.» Après 4 ans 1/2 dans le Piémont, le joueur acheté 85 M€ à la Fiorentina s’en est donc allé libre. Ce qui n’est pas bon financièrement pour la Juve, qui ne touche donc rien pour un élément que les dirigeants espéraient revendre pour 100 M€ ou plus à son arrivée au club. Sportivement, c’est aussi une perte car il reste un bon attaquant, sur lequel Spalletti voulait clairement s’appuyer. Mais le clan Vlahovic a décidé de passer à autre chose.

Le père et agent du footballeur peut négocier avec les clubs de son choix pour son fils, qui pourra donc percevoir une belle prime à la signature. Beaucoup pensaient en Italie qu’il signerait très vite dans son nouveau club. Mais vous l’avez compris, l’attaquant et son entourage se montrent particulièrement gourmands autour de la table des négociations. Aujourd’hui, ça ne se bouscule pas vraiment au portillon pour lui. Alors le clan Vlahovic a pris les choses en mains en le proposant au FC Barcelone. Tuttosport explique qu’il a été offert aux Culés, qui cherchent un remplaçant à Robert Lewandowski. Problème, les Blaugranas sont à fond sur Julian Alvarez, qui veut venir au club. Bien que l’Atlético se montre ferme, le Barça y croit. Ce qui ne fait pas les affaires du Serbe. A moins que les Colchoneros pensent à lui pour succéder à l’Argentin.

Il n’a pas encore beaucoup de prétendants

Récemment, on a appris qu’il a aussi été proposé à l’Atlético. Son nom a également été lié au Real Madrid. Mais cela ressemble plus à une rumeur qu’à un réel intérêt pour le moment. D’autant que ce n’est pas le poste que Mourinho veut renforcer en priorité, même s’il aimerait avoir un avant-centre à la Joselu. Il ne faut pas compter non plus sur l’Angleterre selon le Corriere dello Sport. «Pour le moment, aucun club de Premier League ne semble se bousculer pour l’accueillir. Le seul intérêt notable vient de Turquie, du Besiktas de Vincenzo Italiano. Qui, avec tout le respect qu’on lui doit, ne fait pas partie de l’élite du football européen. Un jour, Vlahovic racontera à ses petits-enfants ses virements bancaires mémorables, plutôt que ses buts exceptionnels. Et ses petits-enfants l’apprécieront sans doute davantage.»

Le média italien a visiblement la dent dure avec le Serbe, qui continue de se considérer comme le meilleur joueur du championnat italien mais qui ne l’est plus selon la publication transalpine. Cela ne l’empêchera pas de retrouver un club. Mais le joueur, qui ne peut pas profiter de l’exposition qu’aurait pu lui offrir la Coupe du Monde, voit plusieurs portes se fermer et/ou n’est pas une priorité pour certaines écuries, qui préfèrent avancer sur d’autres pistes en le gardant parfois sous le coude. Actuellement, c’est Besiktas qui semble faire le forcing. FotoMaç évoque une proposition d’un contrat de 3 ans avec un salaire de 8 M€ par an. Ce qui n’est certainement pas assez vu ce qu’il touchait dans le Piémont. Il reste encore deux mois à Vlahovic pour trouver chaussure à son pied. Son statut d’agent libre pourra certainement lui servir, à condition de ne pas être trop gourmand.