À première vue, rien, ou presque, ne semble en mesure de stopper l’équipe de France dans cette Coupe du Monde. On dit "presque" car un adversaire invisible pourrait bien s’inviter et chambouler les plans des Bleus : la météo. Si les orages représentaient jusqu’ici la principale inquiétude, la chaleur extrême pourrait constituer un autre défi de taille. À Philadelphie, où la rencontre est programmée ce samedi à partir de 23 heures, les températures pourraient, en effet, atteindre des niveaux rarement observés pour un match de football. Déjà confrontés à une très longue interruption contre l’Irak en raison d’un épisode orageux, les Bleus pourraient une nouvelle fois voir leur rencontre perturbée (voire reportée si les conditions devenaient réellement dangereuses).

La côte Est des États-Unis est frappée par un impressionnant dôme de chaleur. Samedi, le thermomètre devrait afficher près de 38°C à Philadelphie, avec une température ressentie comprise entre 40 et 46°C selon les prévisions. À cela s’ajoute un risque d’orages violents en fin d’après-midi, au moment où doit être donné le coup d’envoi. Ces conditions préoccupent de nombreux spécialistes mais aussi la FIFPRO, le syndicat mondial des joueurs, qui réclame depuis plusieurs jours une adaptation du calendrier afin de préserver la santé des joueurs et des spectateurs.

Le vestiaire se dit prêt

Si la FIFA devrait avancer le 1/8e de finale entre l’Angleterre et le Mexique, il n’en est pas encore question concernant le match des Bleus. Les hommes de Deschamps n’avaient de toute façon pas envisagé cette option. Leur plus grand défi sera de dompter la chaleur, ou en tout cas d’en tirer parti pour épuiser leurs adversaires en les faisant courir. Ce ne sera pas tâche facile, les Paraguayens n’ayant pas donné l’impression de souffrir sous cette chaleur extrême face à l’Allemagne en 16es de finale.

«On est au courant que la météo sera compliquée demain, confiait Désiré Doué en conférence de presse ce soir. Ce sera un avantage ou un inconvénient pour les deux équipes. Ca coûte de l’énergie. Quand tu joues sous la chaleur, tu transpires plus, tu perds plus d’eau. Tu es moins lucide à certains moments. On s’habitue petit à petit. Demain, on sera prêt.» Didier Deschamps allait dans le même sens que le Parisien. «La chaleur, on savait qu’il allait faire chaud. Demain, ça devrait baisser. Est-ce qu’il y aura de la pluie, des orages ? Je n’espère pas, comme passer 2h dans le vestiaire comme l’autre fois (contre l’Irak). C’est un élément. Toutes les équipes se sont préparées. On est au 5e match, des organismes ont été sollicités. Je ne fais pas une fixation dessus. Avec le staff, on a mis en place des protocoles pour limiter ces aspects.» On en mesurera l’efficacité dès demain.