L’exploit de cette Coupe du Monde n’est pas passé loin. Pendant 120 minutes, le Cap-Vert a regardé l’Argentine droit dans les yeux avant de s’incliner sur un corner tiré par Messi, déjà auteur du premier but et impliqué sur le second, repris par Romero et prolongé du bras par Borges. Le rêve du Petit Poucet s’est arrêté là, non sans avoir fait trembler le champion du monde, qui a dû se demander si les dieux du football étaient bien de son côté après la fantastique égalisation de Lopes Cabral à la 102e minute.

Même Leo Messi y est allé de son compliment après ce 16e de finale. «On savait que ça allait être un match très dur. Ils n’avaient pas encore perdu. (…) On a perdu le contrôle du ballon, on a encaissé un but derrière, on n’a pas réussi à bien nous positionner et eux ont joué avec leurs armes. (…) Ce sont eux qui avaient le ballon et qui le géraient correctement, et nous, on n’arrivait pas à les presser». Ça n’a pas suffi pour passer ce tour mais la performance des Requins Bleus force le respect de leurs adversaires et de tous les observateurs.
Les joueurs du Cap-Vert ont mis leur «pays sur la carte du monde»
«Félicitations au Cap-Vert. On savait que c’était une équipe coriace. On a vraiment souffert… Je pense qu’on méritait de gagner, mais ça n’enlève rien au fait que notre adversaire a bien joué», reconnaissait Lionel Scaloni. Au-delà des frontières, cette équipe a marqué la compétition de son empreinte, sans avoir remporté le moindre match. «Les joueurs cap-verdiens pleurent tous parce qu’ils rentrent chez eux. Ils ne veulent pas rentrer. Ils veulent rester ici pour le restant de leurs jours. C’est un moment unique. C’est magique, mais aussi bouleversant», développait pompeusement Gary Neville sur Sky Sports.
«Nous avons fait honneur à notre pays et nous pouvons être fiers de nos joueurs, qui ont été dignes pendant la Coupe du Monde. Nous avons montré notre identité», assurait de son côté le sélectionneur cap-verdien Pedro Leitao Brito, suivi par le héros Vozinha, désormais l’homme aux millions de followers. «Beaucoup pensaient que l’Argentine gagnerait facilement, mais je suis fier des gars et de moi-même d’avoir mis notre pays sur la carte du monde grâce à cette performance. Je suis très fier». Son pays se rappellera de cette épopée, et le monde un peu aussi.
Lionel Messi
Inter Miami
Tous les commentaires