Dans un entretien accordé à La Provence, le président Stéphane Richard a évoqué les récentes sanctions de l’UEFA et la DNCG liées à la situation financière du club. Et le nouveau dirigeant olympien a logiquement pointé la gestion du club avant son arrivée en tant que président estimant que le modèle de l’ancienne direction a laissé des traces.

«Ces décisions, qui sont venues confirmer ce que l’on savait déjà, ne sont pas agréables, surtout que je ne suis pas comptable d’une situation dont j’hérite. Il faut maintenant tourner la page : ce qui m’importe c’est ce que l’on va faire maintenant, pour la saison qui arrive, pour celle d’après, avec un cadre budgétaire clair. Je ne suis pas là pour décerner des brevets de bonne gestion, mais je constate qu’il y a un trou comptable très important. Quand vous prenez des décisions, il y a toujours un risque de se tromper de stratégie et d’aboutir à un déséquilibre financier. Il y a eu, de toute évidence, un problème de maîtrise. Un enseignement que nous tirons c’est qu’on a eu, lors de cette saison 25-26, la dernière illustration d’un modèle qui consiste à acheter des joueurs au prix fort, à ne pas les garder longtemps, à faire des achats en toute fin de mercato. Cette politique, avec des coûts parfois élevés de joueurs pour former une équipe censée être compétitive, avec la valse des entraîneurs, dans un contexte où les ressources des clubs français sont dramatiquement affectées par la crise des droits TV, a montré ses limites et a conduit à la situation actuelle. Il y a manifestement eu des erreurs commises quand un état budgétaire est présenté en janvier 2026 dans les clous et que, trois mois plus tard, l’atterrissage se fait avec un déficit considérablement alourdi. On ne peut pas mettre tout sur le dos de l’ancienne direction, le football comportant sa part d’aléa : le but du gardien de Benfica à la dernière seconde, c’est hallucinant, et a des conséquences financières majeures pour l’OM. Il y a eu des décisions de recrutement malheureuses, de la malchance, et on arrive à cette situation.»