La tension ne s’est pas limitée au rectangle vert hier soir lors de Paraguay - France. Si elle a concerné les acteurs du match pendant 90 minutes (les Bleus se sont finalement imposés 2-1 et verront bien les 1/4 de finale), la tension était aussi présente sur les bancs, où des mots auraient été échangés entre les deux staffs. Sans entrer dans les détails, Didier Deschamps regrettait en conférence de presse la teneur des échanges.

«Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle veut, même si je me serais bien passé des insultes sur le banc d’en face, surtout certaines », a indiqué le sélectionneur tricolore. D’après L’Équipe, ces mots ont été interprétés chez les médias et au sein de la délégation française comme une allusion au décès de sa mère, intervenu lors de cette Coupe du Monde.

Le sélectionneur paraguayen nie les insultes envers la mère de Deschamps

Alors quand il s’est présenté à son tour devant la presse, le sélectionneur paraguayen, Gustavo Alfaro, n’a pas pu esquiver les questions sur de possibles insultes visant la mère de Deschamps. Ce qu’il a nié en bloc. «Non, non, non, non. On ne peut pas tomber aussi bas dans le football. Je pensais que vous parliez de disputes entre joueurs. J’admire beaucoup Didier Deschamps et le respecte beaucoup», a-t-il lancé, avant de poursuivre.

«Bien sûr, il y a eu des différends - comme sur des décisions de la VAR, un camp réclamant un penalty et l’autre disant non - mais non, non, non. Honnêtement, personnellement, je n’ai rien entendu de tel. Je ne pense pas, car je connais mon staff technique : nous ne tombons pas dans ce genre de bassesse. Le football n’est pas la guerre. Si j’avais entendu quelque chose de ce genre, je m’y serais opposé. Non, non, non… C’est inacceptable en toutes circonstances.» Alfaro a reconnu qu’il y avait eu des « des frictions et des accrochages », sans dramatiser davantage. On devrait en savoir plus prochainement.