Qui n’aurait pas dégoupillé ? Face aux petites fautes récurrentes, au gain de temps permanent, aux provocations verbales, aux contestations permanentes, aux dégagements en tribunes après les coups de sifflet de l’arbitre… Un arbitre qui n’a d’ailleurs pas réellement empêché le Paraguay de poursuivre son entreprise de destruction, en ne donnant pas le moindre carton malgré des fautes grossières.

Et bien, outre la patience pour trouver la faille, les Bleus ont gardé la tête froide face au comportement déplorable de leurs adversaires. L’envie n’a sûrement pas dû manquer, et on a vu plusieurs joueurs exprimer un ras-le-bol durant la rencontre, comme Saliba et Olise, qui a pour une fois perdu son flegme légendaire. Plusieurs fois touché par des coups et mis au sol, le numéro 11 de l’équipe de France n’a pas été protégé par l’arbitre de la rencontre. Tout était fait pour que les Français dégoupillent, et le scénario de la rencontre avait de quoi tendre les nerfs un peu plus. Mais guidés par un Mbappé exemplaire dans l’attitude, ils ont gardé la maîtrise.
Le sale football
Ce que Mbappé n’a pas manqué de relever après la rencontre. « C’est leur football. C’est leur manière de jouer. IL n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de jouer. Il y a qu’une seule manière, c’est gagner. Ils ont essayé de nous avoir mais on les a eu comme ça. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. On n’a pas de problème avec ça. Ils pensaient qu’on allait venir jouer en smoking et faire des belles actions et des une-deux. On sait aussi faire le sale football. On a gagné et même dans ça, on a été meilleurs qu’eux. » Didier Deschamps a lui déploré les cartons jaunes reçus par les Français.
« Ils savent faire, c’est nous qui nous faisons sanctionner, on a pris deux jaunes alors qu’ils n’ont pas été sanctionnés sur des fautes. J’ai demandé aux deux plus costauds d’aller entourer Kylian à la fin, parce qu’ils allaient me le découper. Je ne voulais pas perdre de joueurs », a noté le sélectionneur national, qui n’est pas fan du spectacle proposé par le Paraguay. « Ca n’a pas été simple. Ils jouent avec tous les ressorts possibles. Ca n’est pas le football qui va faire venir les gens au stade. Mais ils ont bien défendu. C’est toujours compliqué avec ces équipes sud-américaines, il y a la densité, la température va à l’encontre de l’intensité. Je suis très heureux pour le groupe. »
Un arbitre pas à la hauteur
Les Bleus étaient prévenus, et ils n’ont pas manqué de le rappeler dans leur discours d’après-match : ils savaient exactement à quoi s’attendre. Malgré tout, ils auraient dû être bien mieux protégés par l’arbitre ouzbek, Ilgiz Tantashev. Dès le début, il a donné le ton. Olise s’effondre après un contact ? Il a fait signe au Français de se relever. Premier carton jaune de la partie ? Pour Barcola, auteur d’une faute réelle, en retard, mais son opposant avait déjà fait quelques misères auparavant sans être sanctionné. William Saliba a évoqué furtivement la drôle de gestion de l’arbitre.
« Je pense qu’ils auraient mérité d’avoir des jaunes, je ne vais pas rentrer dans les détails mais c’esst aussi pour ça qu’ils ont continué jusqu’à la fin du match ». Des fautes grossières, qui auraient pu mériter rouge, n’ont même pas été relevées par l’arbitrage vidéo. Les Français ont accepté de subir un tel sort, car au bout, il y avait la qualification. Et s’il y a eu quelques moments de tension logique, ils n’ont jamais dérapé véritablement, préférant sourire des provocations adverses, à l’image de Mbappé devant l’inénarrable Galarza en fin de rencontre. Une maturité bluffante pour une équipe décidément talentueuse à tous les niveaux.
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