Après avoir écarté le Japon au tour précédent, le Brésil s’attaque à un obstacle d’un tout autre calibre en huitièmes de finale du Mondial 2026 : la Norvège d’Erling Haaland, ce soir (22 heures). Auteur de cinq buts depuis le début de la compétition, le buteur de Manchester City représente la principale menace de ce huitième de finale. Pourtant, Carlo Ancelotti refuse de dramatiser : «Tout le monde connaît Haaland. Je n’ai pas besoin d’expliquer à mon défenseur comment il joue ; il le connaît mieux que moi pour l’avoir affronté de nombreuses fois», a-t-il d’abord expliqué.

«Nous nous concentrons sur une bonne préparation pour ce match, notamment en tenant compte des caractéristiques de Haaland, car c’est un attaquant extrêmement dangereux», a ajouté le sélectionneur auriverde, affichant sa confiance envers des joueurs comme Marquinhos et Gabriel Magalhães. Si Ancelotti balaie l’idée d’un marquage spécifique, le Brésil prévoit néanmoins un plan anti-Haaland. « Il faut éviter que le ballon arrive jusqu’à lui », a résumé Bruno Guimarães, avant de critiquer la sortie du Cyborg, qui avait assuré que les chances de la Norvège face au Brésil étaient minces.

Bruno Guimarães répond à Erling Haaland

«Il est très malin dans ses propos. Il les décharge de toute responsabilité et nous fait porter la pression. Ce sera un grand match, très disputé. Ils ont aussi leurs qualités. Des joueurs grands, ils vont tenter des centres. Il faut être vigilants», a-t-il ajouté, conscient que le moindre ballon exploitable peut permettre au géant norvégien de faire basculer une rencontre. L’absence de Lucas Paquetá, blessé, oblige d’ailleurs le technicien italien à remodeler son entre-jeu afin de mieux contrôler les transitions adverses.

Et au-delà du cas Haaland, cette rencontre doit aussi confirmer la montée en puissance de la Seleção sous les ordres d’Ancelotti : «je pense que la qualité de notre jeu de balle s’est améliorée. Lors du premier match, nous avons commis beaucoup d’erreurs. Maintenant, nous sommes plus précis, il y a moins de passes ratées et plus de phases offensives réussies», a expliqué l’ancien entraîneur du Real Madrid. Avec le retour progressif de Raphinha et la possibilité d’associer prochainement Neymar à Vinícius Júnior, le Brésil dispose désormais de davantage d’armes offensives pour contrer la Norvège et son Cyborg.