C’est à croire que la France et le Maroc ont désormais un destin lié en Coupe du Monde. Trois ans et demi après la demi-finale de Doha remportée par les Bleus (2-0), les deux nations vont se retrouver, mais cette fois dans le cadre d’un quart de finale (jeudi à 22h00). Tombeur du Canada en 1/8es (3-0), le Maroc est devenu hier soir la première nation africaine de l’histoire à s’inviter dans le top 8 mondial. Les Bleus, eux, vont en enchaîner un quatrième après avoir sorti le Paraguay dans la douleur (1-0).

Du côté des Lions de l’Atlas, inutile de préciser qu’on a suivi cette rencontre avec une attention particulière, même si le sélectionneur marocain, Mohamed Ouahbi, assurait hier porté peu d’intérêt à l’identité de son futur adversaire. Une façon de montrer que le Maroc était prêt à rivaliser avec tout le monde, même les plus grandes nations de la planète : «France ou Paraguay ? Ca ne change rien pour nous. On est prêt quelque soit l’adversaire.» Quant à Brahim Diaz, il exprimait hier sa préférence pour les Bleus : «si la France passe, c’est mieux, comme ça je retrouverai mes coéquipiers (Mbappé, Tchouameni et désormais Konaté).»
Le Maroc a la volonté de s’offrir cette fois un joyeux dénouement
Dans la presse marocaine, ce France - Maroc suscite une énorme attente. Pour le 360, il s’agit d’une affiche «qui s’annonce comme l’un des sommets de ces quarts de finale.» Le média ajoute : «le choc tant attendu aura bien lieu. Le Maroc affrontera la France en quart de finale de la Coupe du Monde 2026. Les deux sélections se retrouvent près de quatre ans après leur confrontation en demi-finale de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, remportée par les Bleus.»
Pour Medias24, «le Maroc sait à quoi s’attendre» mais les Bleus, bien que «portés par l’efficacité de Mbappé, la sécurité de Maignan et par une profondeur de banc capable de faire basculer un match», restent prenables. «Ils peuvent être contrariés lorsqu’ils sont privés de transitions et obligés de construire patiemment face à un bloc regroupé», ajoute le média, qui rappelle que le souvenir de 2022 est encore «vif». Les Marocains auront à coeur de s’offrir cette fois un joyeux dénouement.
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