Ce dimanche, l’Angleterre se présente à l’Estadio Azteca avec l’étiquette de favorite, mais aussi la certitude que le Mexique disposera d’arguments de taille : à savoir un public en feu et l’altitude. Sous les yeux de plus de 87 000 spectateurs, la Tri n’a perdu que deux fois en match officiel à Mexico, la dernière défaite datant d’une réception du Honduras, en septembre 2013, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014. À 2 240 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’enceinte mythique de Mexico est réputée pour mettre les organismes à rude épreuve.

Des conditions climatiques extrêmes
Et Thomas Tuchel en a déjà fait l’expérience avant même le coup d’envoi. Le sélectionneur allemand a reconnu avoir souffert d’un mal de tête et d’une nuit perturbée après son arrivée dans la capitale mexicaine, des symptômes également ressentis par plusieurs joueurs lors de leur première séance sur place. «J’ai ressenti, par exemple, un léger mal de tête dans ma chambre d’hôtel pendant la journée, je n’ai pas aussi bien dormi que les jours précédents, mais rien d’insurmontable et on ne peut s’y adapter», a-t-il expliqué.
«Les joueurs l’ont ressenti dès les premières minutes de l’entraînement et que plus cela durait, mieux ils y faisaient face. C’est comme ça. Physiquement, on ne peut pas s’adapter. C’est tout simplement impossible. Mais on est là la veille au moins pour en faire l’expérience, pour ne pas avoir à vivre une première fois pendant l’échauffement», a ajouté Tuchel. Le staff anglais a donc axé sa préparation sur des exercices spécifiques, notamment autour du souffle et des sensations de jeu pour faire face à cet handicap naturel.
L’Angleterre n’est pas épargnée depuis le début du tournoi
Pour Tuchel, le véritable danger se situera surtout dans l’entame de la rencontre. Porté par plus de 80 000 supporters et habitué à évoluer dans ces conditions, le Mexique devrait tenter d’imposer un rythme très élevé dès les premières minutes : «les quinze ou vingt premières minutes seront cruciales. Une fois que nous aurons surmonté cela, je pense que nous serons dans une bonne situation », estime le sélectionneur, alors que la préparation anglaise a également été perturbée par une incertitude de dernière minute autour de l’horaire du match.
Face aux risques d’orages et d’inondations, la FIFA a un temps envisagé d’avancer le coup d’envoi avant de finalement maintenir la rencontre à 18 heures, heure locale (2 heures en France). Une confusion que Tuchel a préféré gérer en interne afin de ne pas perturber son groupe. « C’était agréable d’être en l’air pendant trois heures et demie », a-t-il plaisanté, en référence aux changements de dernière minute. Déjà pénalisés depuis le début du Mondial 2026, les Three Lions visent une nouvelle fois le dernier carré mondial et devront relever un double défi pour y parvenir : l’intensité mexicaine et une altitude qui pourrait peser très lourd.
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