Le scénario a de quoi surprendre : lors de ce huitième de finale de Coupe du Monde face à la France, le Paraguay n’a reçu qu’un seul carton jaune… et il a été adressé non pas à un joueur, mais à un membre du staff, Carlos Gonzalez. Une sanction presque anecdotique au regard de l’intensité et de la rugosité affichées par l’Albirroja, pourtant coupable de nombreuses interventions limites tout au long de la rencontre. L’équipe sud-américaine a même terminé la partie sans avertissement pour ses joueurs, une première en Coupe du Monde depuis son match contre le Nigeria en 1998 selon Opta.

Un fait d’autant plus marquant que les statistiques racontent une tout autre histoire : 29 tacles et 13 fautes côté paraguayen, contre seulement 10 fautes pour les Bleus, qui ont pourtant écopé de trois avertissements. Plusieurs situations litigieuses auraient pu valoir des sanctions bien plus lourdes, notamment des gestes appuyés sur Kylian Mbappé ou Désiré Doué, sans que l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev ne sévisse réellement. Une gestion disciplinaire très critiquée, qui laisse une impression de grand laxisme autour d’une rencontre pourtant extrêmement tendue.