Après les qualifications du Maroc et de l’équipe de France, les 8es de finale de la Coupe du Monde 2026 se poursuivaient, ce dimanche soir, avec une belle affiche entre le Brésil de Vinicius Jr et la Norvège d’Erling Haaland. Au MetLife Stadium, les Auriverdes se présentaient en 4-2-4 avec Guimaraes et Casemiro dans l’entrejeu. Cunha débutait lui aux côtés de la star du Real Madrid. En face, la bande de Stale Solbakken s’organisait en 4-3-3 avec un trio offensif clinquant : Nusa, Haaland et Sorloth. Et les débats s’enflammaient dès les premières secondes. Lancé en profondeur, Sorloth centrait en retrait pour Berg qui concluait parfaitement. Malheuresement pour les Scandinaves, le but était refusé pour une position de hors-jeu au départ de l’action (3e). Bousculée, la Seleção subissait la pression norvégienne mais allait pourtant se retrouver en position d’ouvrir le score.

Un premier acte accroché

Sur un service de Martinelli, Cunha était fauché par Ajer et obtenait logiquement un penalty après l’intervention du VAR. Après quelques minutes de flottement, Guimaraes s’élançait mais butait sur Nyland (13e). Un raté qui avait le mérite de réveiller les Brésiliens. Sur une nouvelle percée de Martinelli, Guimarães avait une belle opportunité de se rattraper mais le portier norvégien sauvait encore les siens (30e). Juste avant la pause, Vinicius Jr récupérait le cuir dans les pieds d’Odegaard et tentait sa chance mais Nyland intervenait encore (40e). Décisif sur sa ligne, le portier scandinave était aussi impliqué offensivement avec un dégagement qui aurait pu permettre à Odegaard de donner l’avantage à la Norvège mais Alisson s’interposait (45+3e).

Accrochée à la pause, la Canarinha éprouvait toujours autant de difficulté au retour des vestiaires et l’intensité de cette rencontre tombait progressivement. Juste avant l’heure de jeu, Ancelotti décidait alors de lancer Endrick en lieu et place de Cunha (58e). Un coaching presque gagnant puisque sur son premier ballon, le Madrilène, lancé par Vinicius Jr, était tout proche d’ouvrir le score mais sa frappe, seul face au but, fuyait le cadre (59e). Volontaire, le crack auriverde réveillait malgré tout les siens avec une réelle détermination sur chacune de ses prises de balle. Dans un temps fort, le Brésil continuait de pousser et Nyland était cette fois-ci mis à l’épreuve sur une frappe de Guimarães (63e).

Haaland rejoint Messi et Mbappé

Impérial, le dernier rempart de la Norvège multipliait les exploits mais le tableau d’affichage n’évoluait toujours pas. Neymar était alors convié au spectacle (67e). Une rentrée qui ne modifiait pas vraiment la physionomie de cette rencontre où aucune des deux formations se montraient vraiment dangereuses. A l’entrée du dernier quart d’heure, Schjelderup faisait lui briller Alisson après une attaque rapide des Norvégiens (75e). Le nouvel entrant norvégien allait d’ailleurs se muait en passeur décisif dans la foulée. Sur la gauche, Schjelderup provoquait et enroulait un sublime centre vers le second poteau qu’Haaland coupait d’un sacré coup de casque (0-1, 79e).

Au bord de l’élimination, le Brésil jetait alors ses dernières forces dans la bataille. Au duel avec Endrick, Ajer envoyait un ballon en cloche vers son but mais Nyland, héroïque ce dimanche soir, sauvait encore les siens d’un réflexe inouï (85e). Dans les derniers instants, la Norvège résistait parfaitement et doublait même la mise grâce à son serial buteur, Haaland, auteur d’une magnifique frappe croisée à l’entrée de la surface (0-2, 90e). Sur le gong, la Seleção réduisait, certes, la marque sur un penalty de Neymar (1-2, 90+10e) mais c’était trop tard pour la Canarinha. Avec cette victoire de prestige (2-1), la Norvège rejoint les quarts de finale et défiera le Mexique ou l’Angleterre. Comme lors de l’édition 1990 et une défaite contre l’Argentine (0-1), le Brésil voit, de son côté, son aventure s’arrêter brutalement en 8e de finale.