Le coup d’envoi du dernier huitième de finale de cette Coupe du Monde 2026 était donné à 22h entre la Suisse et la Colombie. Qui allait rejoindre l’Argentine en quarts de finale après l’incroyable exploit de l’Albiceleste face à l’Égypte (3-2) ? La Nati et les Cafeteros s’affrontaient pour tenter d’égaler leur meilleure performance en Coupe du Monde, à savoir jouer un quart de finale. Les Suisses en avaient déjà joué trois, tandis que les coéquipiers de Luis Diaz n’y sont allés qu’à une seule reprise en 2014. Les deux équipes alignaient leur formation presque type, les Helvètes devant se passer de leur pépite Johan Manzambi, blessé au genou.

Très vite, tous ceux qui ont assisté à la fin de match complètement folle entre Argentins et Égyptiens ont compris que la Suisse et la Colombie n’allaient pas nous proposer un duel d’une telle intensité. Les deux équipes étaient-elles freinées par l’enjeu d’une qualification historique ? Peut-être. Toujours est-il que les 45 premières minutes ont été le théâtre de deux blocs qui se sont affrontés avec prudence. Il a d’ailleurs fallu attendre la vingtième minute pour voir la première vraie action dangereuse du match avec cette frappe enroulée de Puertas joliment repoussée par Kobel (20e). Il y eut ensuite une tentative cadrée, mais trop molle de Rieder face à Vargas, parfaitement captée par le Colombien (30e). Et c’est tout pour cette première période.
Un spectacle soporifique
Après ces 45 minutes très fermées, Murat Yakin procédait à un changement en faisant entrer Sow à la place de Jashari en attaque. Un coup de coaching plutôt payant puisque les Helvètes ont démarré la deuxième période pied au plancher et Sow s’est immédiatement procuré une action de but. Malheureusement pour lui, il a glissé sur le centre de Ndoye et n’a pas pu cadrer sa frappe (48e). Quatre minutes plus tard, Rieder sollicitait à nouveau Vargas sur coup franc (52e). Le début de cette deuxième période nous offrait un bien meilleur spectacle et les Cafeteros répondaient aux Suisses par l’intermédiaire de Luis Diaz, mais la tentative du joueur du Bayern Munich était sans grand danger pour Kobel (60e). En revanche, Nestor Lorenzo, le sélectionneur colombien, se demande sûrement encore comment Luis Suarez a fait pour dévisser complet alors qu’il était sel face au portier suisse et qu’il n’avait plus qu’à conclure (63e).
S’en sont suivies plusieurs minutes où les seuls faits de match étaient la vague de remplacements opérée par les deux sélectionneurs. Au bout du temps réglementaire, Davinson Sanchez a quand même eu chaud, car son intervention sur Rieder dans sa surface était plus que limite. Sans surprise, il a donc fallu passer par la case prolongations pour connaître l’identité de l’adversaire des Argentins. La Colombie a bien cru prendre l’avantage, mais la barre transversale a repoussé une tête de Lucumi (99e) et Kobel s’est interposé face à une lourde frappe de Jaminton Campaz (101e). Les Cafeteros dominaient cette première période des prolongations, mais la Suisse a également eu une occasion de marquer avec la tentative d’Amdouni stoppée par Vargas (104e). Les deux équipes manquaient cruellement d’efficacité et Granit Xhaka a donné des sueurs froides aux siens. Après avoir envoyé un tir en tribunes (114e), le numéro 10 suisse a commis une grossière erreur en défense, laissant Campaz se présenter face à Kobel. Heureusement pour le milieu de Sunderland, Campaz n’a pas cadré (115e). Avec ces deux formations incapables de faire la différence, c’est donc la séance des tirs au but qui les a départagées. A ce petit jeu, c’est la Suisse qui en est sortie vainqueur (0-0, 4 tab 3). Elle affrontera l’Argentine en quarts le dimanche 12 juillet à 3h du matin (heure française).
Revivez le film du match
L’homme du match : Kobel (6,5) : une prestation dans la lignée de ce qu’il produit depuis le Mondial. Le dernier rempart a pu rassurer son équipe sur certaines séquences. C’est toujours plus facile quand il n’y a pas grand-chose à faire, comme lors de la première période où il a surtout affiché son autorité sur quelques ballons dans les airs. Il se détend parfaitement sur cette seule tentative cadrée signée Puerta (20e) colombienne du premier acte. Il est encore sérieux sur ce tir écrasé de Luis Diaz (60e) et voit celui de Luis Suarez passer complètement à côté (63e). Le gardien du BvB est aussi sauvé par sa barre sur cette tête de Lucumi (98e), avant de se montrer vigilant, à défaut d’être académique Campaz (100e). Quelques prises de risques dans ses relances mais toujours récompensées. Décisif durant la séance des tirs au but en repoussant la tentative d’Hernandez.
Suisse :
- Kobel (6,5) : voir ci-dessus.
- Zakaria (6) : de nouveau aligné à ce poste inhabituel de latéral droit, il a plutôt bien tenu le choc alors qu’il avait, avec Luis Diaz, un sacré client en face. Défensivement, il a rarement été inquiété. Il faut dire que la Colombie n’a pas montré non plus de grosses velléités offensives. Il y a eu cette tête décisive bien dégagée devant James Rodriguez (40e). Il fut inspiré mais rarement en réussite offensivement (28e, 50e). Averti pour un tacle dangereux sur Diaz (58e), on l’a moins vu après l’heure de jeu. Remplacé par Widmer (87e), pas toujours très propre et parfois à la limite.
- Elvedi (5,5) : parfois maladroit comme sur cette faute en retard sur Luis Diaz (12e), le défenseur a tout de même sorti une copie solide. En même temps, ce ne fut pas le match le plus compliqué à gérer, face au manque d’allant offensif colombien. Luis Suarez n’a jamais existé dans cette rencontre. Le joueur de Gladbach effectue un retour vers son but avec Luis Diaz dans son dos bienvenu (45e+3). Il a surtout repris un nombre important de ballons aériens pour dégager les siens ou récupérer la possession. Il a tout de même connu des problèmes de relance et a souffert un peu plus durant la prolongation.
- Akandji (5,5) : il fut un peu moins sollicité que son coéquipier de la charnière, le joueur de l’Inter s’est montré sérieux lui aussi. Sa bonne lecture du jeu a fait du bien sur certaines situations (22e, 59e). Elle lui a permis d’anticiper quelques transmissions adverses et de récupérer le cuir. Moins dans le duel qu’Elvedi, il a d’ailleurs été bougé sur quelques situations, l’ancien Cityzen a davantage assuré la relance. Sa gestion de la profondeur dans son dos a plutôt fait du bien (57e). Il a eu un peu de mal à finir durant la prolongation et rate complètement son tir au but.
- Rodriguez (5) : l’expérimenté latéral gauche a essayé d’imposer une pression au bloc adverse dès le départ. Il a démarré très haut sur le terrain avec un apport offensif significatif (9e, 14e) mais sans jamais obtenir un apport quelconque le jeu. Il a d’ailleurs perdu la plupart de ses ballons d’attaque. Ça s’est calmé par la suite. Pour sa 143e sélection, il a tout de même bien limité l’influence de James Rodriguez jusqu’à son remplacement par Muheim à la 71e minute (4). Le joueur de Hambourg a réalisé un travail correct même si l’entrée de Campaz dans sa zone lui a compliqué la tâche. Il est à la limite lors de ce contact sur le joueur de Rosario Central (92e).
- Freuler (5) : il a probablement été l’élément de l’entrejeu le moins en vue. Le régulateur de Bologne aura été propre dans son rôle, se contentant de distribuer sans risque vers ses partenaires. Il a souvent servi de relais. Son duo avec Xhaka a plutôt bien fonctionné, preuve en est avec la domination globale de la Nati, notamment en seconde période. Le milieu de terrain s’est aussi distingué avec ce retour salvateur dans sa propre surface de réparation (43e). On peut lui reprocher un manque de dépassement de fonction.
- Xhaka (5,5) : le capitaine suisse a encore été essentielle dans le collectif. Il donne, se déplace, guide, oriente. Il n’a pas tout réussi bien sûr, il y a même cette perte de balle devant sa surface dans les pieds de Luis Suarez qui a bien failli coûter cher (62e) et surtout cette énorme incompréhension doint Campaz n’a pas su profiter (116e). Le Black Cat a essayé de dézoner pour apporter le nombre devant, ou se positionner devant sa charnière. Il a tout de même fini par baisser le pied durant ces 120 minutes. Une tête défensive essentielle sur ce coup-franc adverse (13e). Logiquement averti pour une semelle sur Muñoz (51e).
- Rieder (4,5) : préféré à Vargas dans le onze de départ, l’ancien Rennais a eu du mal à se mettre dans le match. Il a de la réussite sur cette belle opportunité où il avait plutôt mal joué le coup au départ (30e). Le gaucher d’Augsburg a un peu rehaussé son bilan en seconde période mais sa montée en puissance s’est rapidement estompée. Il y a ce bon coup-franc obtenu juste devant la surface (52e) et qu’il exécute lui-même, hors cadre. Ses coups de pied arrêtés, bien frappés, n’ont pas été récompensés. Il aurait pu obtenir un penalty (90e). Remplacé par Amdouni (103e) qui a tout de suite eu une balle de but (104e) sauvée par Vargas.
- Jashari (2,5) : sans Manzambi, blessé et forfait pour ce 8e de finale, c’est lui qui évoluait dans cette position de meneur de jeu. Il n’a pas su faire oublier le grand absent de la Nati. Il a tout simplement raté cette première titularisation en cherchant en permanence son positionnement. Trop imprécis (41e), il a également perdu un ballon chaud bêtement, qui aurait pu coûter cher (43e). Remplacé dès la pause par Sow (46e - note 5,5), qui s’est immédiatement procuré la meilleure situation du match en glissant sur sa reprise (47e). Le joueur de Séville s’est rendu disponible et a fluidifié le jeu de son équipe. Ça n’a pas suffi et il a fini par disparaître à son tour.
- Ndoye (5,5) : face à Muñoz, parfois suppléé par Lerma (35e), l’ailier de Nottingham Forest a vécu un premier acte difficile, où il a eu du mal à exister. Il manquait de mobilité mais c’est un reproche à faire à toutes son équipe. Il est sorti de sa torpeur au retour des vestiaires entre un centre pour Sow (47e) et une accélération dans la surface où il n’est pas loin de bénéficier d’un penalty (49e). Il a tenté dans son couloir gauche et encore obtenu un coup-franc bien placé (72e) avant de céder sa place à Vargas (90e+2) pour la prolongation. L’attaquant a su obtenir quelques fautes et a réussi, par intermittence, à animer le couloir gauche avec notamment ce bon ballon pour Itten (104e) et ce décalage vers Xhaka (113e). Il offre la qualification en marquant le dernier tir au but.
- Embolo (4,5) : la Nati a d’abord décidé de s’appuyer sur son jeu aérien mais ça n’a jamais fonctionné. L’attaquant du Stade Rennais a sans cesse été battu dans les airs par le duo Sanchez-Lucumi. Plus à l’aise balle au pied dans un rôle de pivot, il a mieux mis son physique de golgoth à contribution pour faire avancer le jeu des siens. Il y a aussi ce faux appel très intelligent pour Sow (47e) pour l’une des meilleures occasions de la Nati. À titre personnel, l’ex-Monégasque n’a pas eu la moindre situation à se mettre sous la dent. Remplacé avant la prolongation par Itten (87e). L’entrant a évolué dans la même filière et distribue un excellent ballon pour Amdouni (104e).
Colombie :
- Vargas (5) : titulaire dans les cages colombiennes pour la 5e fois consécutive dans cette Coupe du Monde 2026, le gardien d’Atlas espérait enchaîner un 4e clean sheet de rang dans la compétition. Très peu sollicité durant la première demi-heure, il a toutefois été décisif à la 29e minute pour empêcher la Suisse de prendre l’avantage. Trouvé en profondeur sur le côté gauche, Fabian Rieder s’est présenté dans un angle fermé et a tenté sa chance à bout portant, mais Camilo Vargas a bien repoussé la tentative. Quelques minutes plus tard, il est intervenu encore avec autorité face à Dan Ndoye, qui a frappé depuis un angle réduit dans la surface suisse (32e). Il a été très tranquille en seconde période. À la 103e minute, il a encore sauvé la Colombie en remportant un face-à-face décisif devant la reprise de Zeki Amdouni. Lors de la séance des tirs au but, il n’a rien pu faire face à Xhaka, malgré une déviation du ballon, ni face à Amdouni et Itten, et non plus face à Vargas… Seul Akanji a tiré au-dessus.
- Mojica (5,5) : latéral gauche de Majorque, l’expérimenté défenseur colombien de 33 ans était opposé à Fabian Rieder dans son couloir. Mis sous pression dès les premières secondes par le pressing de son adversaire, il a été contraint de jouer vers l’arrière après avoir été surpris par la course du Suisse. Il a ensuite obtenu un coup franc après avoir subi une faute de Rieder à la 3e minute, permettant aux siens de souffler. Très actif dans cette première période, Mojica a multiplié les courses, aussi bien offensives que défensives, et s’est montré solide dans les duels. À l’image de son intervention à la 44e minute, où il a subi une faute au cœur du jeu, empêchant ainsi une contre-attaque suisse dangereuse. Il est resté beaucoup plus discret en seconde mi-temps.
- Lucumí (6,5) : aligné à gauche de la charnière centrale aux côtés de Davinson Sánchez, le défenseur de Bologne sortait d’une saison pleine avec 43 matchs disputés toutes compétitions confondues. Très peu sollicité durant cette première période, il n’a jamais réellement été mis en difficulté par la puissance physique de Breel Embolo. À l’aise dans son rôle, il a évolué avec beaucoup de sérénité, intéressant dans la relance et souvent positionné un cran plus bas que son partenaire défensif. Sans prendre le moindre risque, il a livré une première période très propre. Lucumí a su rester tout autant vigilant en seconde période, jamais mis en difficulté. Il a buté sur la barre transversale après un coup de casque impressionnant à la 99e. Il a été remplacé par Yerry Mina à la 118e.
- Sánchez (6) : actuel défenseur de Galatasaray et ancien joueur de Tottenham, l’expérimenté défenseur central colombien occupait le côté droit de la charnière centrale. Souhaitant casser les lignes adverses grâce à son jeu long, il a notamment tenté de trouver Luis Díaz dans la profondeur. Toutefois, il a également connu quelques imprécisions techniques, comme à la 10e minute, où une relance manquée a rendu le ballon aux Suisses. L’ancien des Spurs a bien repoussé une passe en profondeur à la 56e. Il a failli offrir un penalty à la Suisse à la 90+1e en stoppant un adversaire dans sa surface, mais l’arbitre n’a étrangement pas bronché. Sánchez a manqué son penalty face à Kobel lors de la séance des TAB.
- Muñoz (5,5) : installé sur son habituel flanc droit, le latéral de Crystal Palace sort d’une très belle saison, marquée notamment par un sacre en Conference League. Il retrouvera d’ailleurs un nouveau visage sur le banc la saison prochaine avec l’arrivée de Pierre Sage. Déjà auteur d’un début de Coupe du Monde 2026 impressionnant avec 2 buts en seulement 3 titularisations, il s’est montré vigilant dans cette première période. Bien placé, il est surtout venu repousser un centre dangereux dans sa surface à la 27e minute. Malgré les appels de Dan Ndoye dans son dos, il n’a globalement pas été pris à défaut. Ensuite, Muñoz a subi une énorme faute de Xhaka à la 51e, qui a logiquement écopé d’un carton jaune.
- Lerma (5) : également joueur de Crystal Palace, le milieu défensif colombien était positionné un cran devant sa défense dans un trio au milieu aux côtés de Gustavo Puerta et Jhon Arias. Très présent dans l’impact, il a été sanctionné à la 28e minute après une faute sur Granit Xhaka dans l’entrejeu. Autoritaire dans ses interventions, il a surtout réalisé un énorme retour défensif à la 34e minute pour stopper net une offensive suisse. Une intervention qui a même permis à la Colombie de se projeter rapidement en contre, sans parvenir toutefois à concrétiser. Lerma a été sanctionné après un tacle bien trop appuyé à la 75e. Il a été remplacé par Richard Ríos à la 83e. L’entrant a été sanctionné après une faute sur Rubén Vargas (102e).
- Puerta (5,5) : titularisé dans l’entrejeu pour la 5e fois consécutive dans ce Mondial 2026, le milieu de terrain de Santander évoluait plutôt côté gauche dans le cœur du jeu colombien, multipliant notamment les échanges avec Johan Mojica sur son couloir. Très actif dans le pressing, il a été à l’origine d’une belle opportunité à la 21e minute. Après une récupération haute de la Colombie, Gustavo Puerta a été parfaitement trouvé par Luis Díaz à gauche, juste devant la surface suisse. Le milieu colombien a alors tenté une frappe enroulée vers le côté droit du but, mais Gregor Kobel s’est parfaitement détendu pour détourner le ballon en corner (26e). Il a évolué assez bas en seconde mi-temps, ne prenant aucun risque.
- Arias (4,5) : déjà auteur d’un but depuis le début de cette Coupe du Monde, Jhon Arias espérait poursuivre sur sa lancée afin d’aider la Colombie à décrocher une qualification pour les quarts de finale. Très précieux dans le travail défensif, le joueur de Palmeiras a multiplié les retours dans son couloir pour venir soutenir Daniel Muñoz face aux offensives suisses. Il a également tenté plusieurs projections offensives, mais sans réellement parvenir à peser dans l’entrejeu, dans une première période où la possession était parfaitement équilibrée (50-50) entre les deux sélections. Il a été remplacé par Juan Fernando Quintero (5) à la 65e. L’entrant sera resté très discret, outre un bon corner pour Lucumí à la 99e. Il a marqué son penalty face à Kobel lors de la séance des tirs au but.
- J.Rodríguez (4,5) : véritable symbole de la Colombie depuis son explosion lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil, James Rodríguez conserve, 12 ans plus tard, une place importante au sein de sa sélection malgré ses 34 ans. Aligné sur le côté droit au coup d’envoi, l’ancien joueur du Real Madrid a bénéficié d’une grande liberté dans cette première période, n’hésitant pas à rentrer dans l’axe pour occuper une position proche de celle d’un meneur de jeu. Très impliqué dans la construction du jeu, James Rodríguez a souvent été à l’origine des offensives colombiennes. Après une ouverture trop longue à la 9e minute, il s’est rapidement rattrapé en obtenant une faute dans son camp face à Ardon Jashari (16e). Positionné plus bas, il a évolué comme un véritable numéro 10, cherchant à organiser le jeu des siens, et il a été proche de trouver la tête d’un coéquipier à la 50e minute. Il a été remplacé par Jáminton Campaz (4) à la 65e. L’entrant a eu un seul éclair de génie à la 98e, trouvant Diaz en profondeur. Il a complètement manqué son face-à-face avec Gregor Kobel à la 116e, mais il a marqué son penalty face à Kobel lors de la séance des tirs au but.
- Luis Díaz (5) : avec seulement 1 but depuis le début de ce Mondial 2026, il reste pourtant la principale menace offensive de cette équipe colombienne. Auteur d’une saison exceptionnelle avec le Bayern Munich, marquée par un titre de Bundesliga et des statistiques impressionnantes avec 26 buts et 19 passes décisives toutes compétitions confondues, l’ancien ailier de Liverpool a tenté de prendre les choses en main sur son côté gauche. Très remuant, il a multiplié les tentatives de dribbles pour faire la différence face à la défense suisse. À la 20e minute, il a combiné avec Gustavo Puerta puis James Rodríguez avant de revenir vers l’arrière pour conserver le ballon. Toujours disponible, il a également tenté sa chance à la 32e minute, mais sa frappe a été contrée par la défense suisse. Malgré un adversaire bien organisé, il n’a jamais cessé de proposer des solutions offensives. Il a tenté sa chance du gauche à la 59e, sans réussite. Le Bavarois a subi une faute à la 91e, obtenant un coup franc excentré. Diaz a bien marqué son penalty face à Kobel lors de la séance des TAB.
- L.Suárez (3,5) : titularisé à la pointe de l’attaque colombienne, l’attaquant du Sporting affrontait la solide charnière suisse composée de Akanji et Elvedi. Lancé en profondeur dans le dos de la défense, il a tenté de prendre le dessus sur Akanji à la 15e minute, mais le défenseur suisse a remporté son duel. Globalement discret durant cette première période, il a eu peu de situations à exploiter et a souvent été isolé dans le dernier tiers. Il a néanmoins réussi à se rendre disponible sur un centre intéressant de Muñoz en fin de première période, mais la défense suisse est finalement intervenue pour repousser le danger (43e). Une action intéressante malgré le manque d’occasions franches à se mettre sous la dent. Il a craqué un mauvais geste sur Kobel à la 60e, lui coûtant un carton jaune. Il a été remplacé par Cucho Hernández à la 83e. Il n’aura rien apporté, et il n’a même pas marqué son penalty face à Kobel lors de la séance des TAB.
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