L’Argentine est championne du monde en titre et possède dans son effectif Lionel Messi, le joueur le plus aimé de la planète. Et pourtant, on aura aisément constaté suite au scénario fou contre l’Egypte que l’Albiceleste est loin d’être la sélection la plus appréciée. En France bien évidemment en raison de la rivalité exacerbée depuis la finale de la dernière Coupe du Monde au Qatar. Mais aussi dans d’autres pays où l’on sent le ressentiment dans l’analyse du 8e de finale contre l’Egypte.

Et c’est peu dire que les Egyptiens trouveront du réconfort dans certains papiers parus dans la presse mondiale ce matin, où l’incohérence des décisions arbitrales est remarquée. « Messi-VAR : cocktail létal », écrit par exemple As, qui souligne que les 3 appels à la VAR durant les matches de l’Argentine jusque-là se sont avérés favorables à l’Albiceleste. « Tout comme au Qatar, l’arbitre Letexier s’est montré indulgent envers l’Argentine et inflexible envers l’Egypte », écrit par exemple le journal espagnol.
Des réactions vives…
Les réactions durant la rencontre ont été plutôt vives, à la hauteur de la dramaturgie du match. « Quand vous affrontez cette équipe d’Argentine, mener 2-0 n’est jamais suffisant, parce que vous n’essayez pas seulement de battre onze hommes sur le terrain. Vous essayez de battre le sifflet. Vous essayez de battre la salle de la VAR. Vous essayez de battre tout le scénario de ce tournoi », a lancé José Mourinho à AlKass, alimentant ainsi les soupçons de trucage en faveur de l’Argentine.
Alan Shearer, ancien international anglais, a lui pointé du doigt l’incohérence entre deux situations similaires, l’annulation du deuxième but égyptien pour une faute préalable sur un Argentin et la validation du troisième but argentin malgré une situation litigieuse dans la surface quelques secondes plus tôt qui aurait pu déboucher sur un penalty pour l’Egypte. « Soit ce sont deux fautes, soit il n’y a faute dans aucun des deux cas. Mais on nous a dit qu’ils n’allaient pas réarbitrer les actions. »
… et de la pondération
Tout cela est évidemment beaucoup moins mentionné du côté de la presse argentine, qui axe son analyse autour de l’incroyable retournement de situatio en fn de match, des larmes de Lionel Messi et d’une Argentine qui revit des moments dignes de son sacre en 2022. Et elle répond même aux accusations des Egyptiens. « L’Argentine favorisée ? La vérité sur les allégations concernant l’arbitrage », écrit ainsi Olé pour contrer le discours actuel.
Thierry Henry, lui, a tenté sur le plateau de la Fox de prendre du recul et d’apporter de la nuance. « J’ai regardé les ralentis plusieurs fois, et je comprends pourquoi l’Égypte se sent frustrée. Je comprends aussi pourquoi l’Argentine pense que les arbitres ont pris les bonnes décisions clés. C’est précisément pourquoi ce débat est devenu si intense. Le plus gros problème, ce n’est pas que les gens soient en désaccord. Le football a toujours été rempli de désaccords. Le vrai problème, c’est la cohérence. (…) Le football moderne a accepté la VAR parce qu’elle promet une chose avant tout : la cohérence. Les fans n’attendent pas la perfection. Les arbitres sont humains. Mais ils attendent que la même norme soit appliquée à chaque équipe, à chaque moment décisif. Si un incident fait l’objet d’un examen exhaustif, les supporters s’attendent naturellement à ce qu’un autre incident tout aussi important reçoive exactement la même attention. Quand cela n’arrive pas, la controverse devient inévitable. »
Lionel Messi
Inter Miami
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