Demain soir, Français et Marocains se retrouveront pour un match à élimination dans une Coupe du Monde. Il y a un peu plus de trois ans, à Doha, les Bleus l’avaient emporté 2-0 en demi-finale. Cette année, les Lions de l’Atlas comptent bien prendre leur revanche. Et si la France fait office de favorite en raison de ses prestations alléchantes, notamment sur le plan offensif, la bande de Kylian Mbappé peut compter sur Didier Deschamps pour éviter tout excès de confiance. Présent en conférence de presse, le sélectionneur national a d’ailleurs fait l’éloge du Maroc.

« Le profil du Maroc n’est pas celui du Paraguay. Le Maroc, pour ceux qui ne connaissent pas, on les avait rencontrés il y a quatre ans, ils ont fait une finale de CAN, ils ne sont pas là par hasard. C’est une opposition avec deux équipes qui aiment bien avoir le ballon, attaquer. Il faudra être très performant demain, car cette équipe du Maroc est de très bonne qualité. Comme je l’ai dit, même s’il y a eu un changement d’entraîneur, je ne sais pas si c’est une progression. Ils se maintiennent dans tous les cas. Il y a de bons joueurs qui nous connaissent, mais mes joueurs les connaissent aussi. Progression oui, c’est un groupe qui se connait. »

Deschamps fait l’éloge du Maroc

Malgré ces compliments, les journalistes présents voient toujours les Bleus favoris, même si certains pensent que les champions du monde 2018 vont affronter leur premier vrai adversaire demain soir. Face à ces remarques, Deschamps n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet et s’est une nouvelle fois contenté d’indiquer que la qualité des adversaires des Bleus augmentera forcément au fur et à mesure des tours passés.

« On a eu des adversaires difficiles. On a pu se rendre certains matchs faciles, mais on a eu des oppositions élevées. Vous n’êtes pas en quart comme ça, Il y a forcément la qualité qui augmente. En face, c’est meilleur aussi. La clé du match ? Il y en a plusieurs. Il faudra être le plus efficace offensivement et dans d’autres zones aussi. Il y a des points forts des deux côtés ». Une chose est sûre : la France s’attend à un match disputé et ne se voit pas déjà qualifiée en demi-finale. « Jamais d’euphorie, jamais. Beaucoup de respect pour cette équipe du Maroc. De la confiance, oui, mais il y en a aussi en face. Mais il n’y a qu’une place, pas deux. »