France - Maroc. Voilà l’une des affiches des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. Ce jeudi soir, du côté de Boston, les hommes de Didier Deschamps tenteront, en effet, de poursuivre leur aventure face aux Lions de l’Atlas. Avant ce rendez-vous et dans un Mondial déjà marqué par de nombreuses polémiques, l’arbitrage reste toutefois au coeur des discussions. Il suffit d’ailleurs d’aller lire les commentaires de la presse marocaine pour comprendre la pression mise autour des officiels de ce choc.

Le Maroc se souvient de 2022
Au Maroc, plusieurs médias rappellent, en effet, que les décisions arbitrales prises lors de la précédente confrontation entre les deux sélections (lors du Mondial 2022) continuent d’alimenter les débats. Pour rappel, cette rencontre avait été marquée par deux faits de jeu importants, à savoir deux penalties non sifflés en faveur des hommes de Walid Regragui. Un souvenir encore bien présent côté marocain. «Le match avait été marqué par de lourdes erreurs arbitrales au détriment des Marocains», estime ainsi le journal Le Matin.
Avant d’ajouter : «le public marocain redoute une nouvelle fois de voir ses ambitions brisées par des décisions partiales ou incohérentes, exigeant une impartialité totale pour ce sommet du football mondial». Alors que l’article estime que le football marocain a été «spolié d’un destin plus grand», un autre sujet fait polémique : la désignation de l’arbitre argentin Facundo Tello pour ce choc des quarts de finale. En effet, ce choix de la FIFA est jugé inhabituel par plusieurs observateurs, qui soulignent que les grandes compétitions privilégient souvent une répartition des responsabilités entre différentes nationalités, notamment entre les arbitres de terrain et ceux de la VAR.
Une revanche à prendre
«Cette nomination ultra-sensible intervient dans un climat électrique, marqué par de récentes controverses et des plaintes françaises sur les cartons (après Paraguay-France, ndlr), mais surtout par le récent choc Argentine-Égypte où les fans sud-américains s’étaient eux-mêmes indignés de la désignation d’un arbitre français. Face à ce jeu de miroirs géopolitique, le public craint que la pression médiatique n’égare le sifflet de Tello. À Boston, les Lions de l’Atlas n’exigent aucun favoritisme, mais un arbitrage irréprochable pour que le football reprenne enfin ses droits», souligne ainsi Le Matin.
Cette nomination fait d’ailleurs réagir bien au-delà du Maroc. Plusieurs médias français s’interrogent eux aussi sur cette configuration et rappellent que certaines décisions arbitrales prises depuis le début du Mondial ont déjà alimenté les discussions, renforçant ainsi l’attention portée aux officiels avant ce rendez-vous décisif. Malgré ce climat, les deux sélections restent, elles, concentrées sur leur objectif sportif : décrocher une place dans le dernier carré de la compétition. Si les Bleus visent une troisième étoile, le Maroc - animé par un sentiment de revanche - est lui plus que jamais déterminé à créer la sensation. Place au jeu.
Cristian Tello
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