Longtemps au centre des critiques après sa panenka manquée en finale de la CAN face au Sénégal, Brahim Diaz semble avoir retrouvé la confiance et l’équilibre avec le Maroc à la Coupe du Monde. Si son geste raté, le 18 janvier dernier, avait laissé des traces dans le vestiaire marocain, notamment auprès d’Achraf Hakimi, le temps et les efforts du joueur du Real Madrid ont progressivement changé la perception de ses coéquipiers. Après avoir reconnu ses erreurs et tenté de renouer le lien avec le groupe, Diaz affiche aujourd’hui un comportement davantage tourné vers le collectif. Un changement particulièrement visible dans son association avec les Lions de l’Atlas, où il a accepté un rôle différent, plus altruiste, comme l’illustrent ses quatre passes décisives depuis le début du tournoi malgré l’absence de but.

La relation avec Hakimi a pourtant été l’un des principaux points de tension. Le capitaine marocain avait vécu difficilement l’échec en finale de la CAN, lui qui avait effectué de gros efforts pour revenir d’une blessure avec le PSG et qui avait vu le titre lui échapper. La panenka tentée par Diaz, perçue par certains comme un choix trop personnel, avait renforcé les frustrations autour de l’attaquant madrilène. Des échanges tendus ont même eu lieu entre les deux hommes avant que le staff de Mohamed Ouahbi et plusieurs proches du groupe ne contribuent à apaiser la situation nous apprend L’Equipe. Sans parler d’une relation redevenue parfaite, l’intérêt de la sélection a repris le dessus. Face à la France en quarts de finale, Diaz aura désormais une nouvelle occasion de montrer que son évolution n’est pas seulement une question de statistiques, mais aussi d’attitude.