Le monde est prévenu. L’équipe de France a impressionné hier lors de son succès contre le Maroc (2-0) en quart de finale de ce Mondial. Elle affrontera le vainqueur d’Espagne-Belgique (coup d’envoi ce soir, 21h heure française) le 14 juillet prochain. Autant dire que pour la plupart des médias espagnols, c’est déjà tout vu. Il y aura une énième revanche entre les Bleus et la Roja, et surtout un duel très attendu avec Kylian Mbappé, très craint également par une partie de la presse ibérique. « Francia es mucha Francia », envoie Marca, soit « Une France très France ».

Traduire que les hommes de Didier Deschamps font peur, notamment cette puissance offensive. « Le match se déroulait presque exclusivement aux abords de la surface marocaine », résume le quotidien évoquant tout de même les difficultés à trouver la faille. « Les attaques françaises incessantes ne produisaient aucun but. (…) On aurait pu croire que ce n’était qu’une question de temps. De fait, le match n’a duré que le temps du premier but. La percée de Mbappé, qui a pris de vitesse un Bono apparemment insurmontable, a scellé un sort qui, en réalité, était quasiment joué depuis le début ».

« La France ne fait peur à personne non plus »

« Huit buts, voire neuf s’il n’avait pas manqué un penalty. Ils forment tous une génération dorée, mais c’est le joueur du Real Madrid qui brille dans les moments décisifs », retient AS, pas peu fier de l’attaquant madrilène, qui a rejoint Leo Messi en tête du classement des buteurs de ce Mondial. La prestation des Lions de l’Atlas a pu décevoir également. « En réalité, la France n’avait pas besoin de grand-chose pour se créer des occasions, principalement parce que le Maroc était incapable de relancer proprement et de construire le jeu. C’était un véritable monologue français ».

De son côté, El Larguero tente de se projeter. Que faut-il pour mettre en difficultés cette équipe de France ? « Avoir un jeu complet, très peu de pertes de balle et être très efficace en attaque ». Comme pour mieux prévenir la Roja en cas de victoire face aux Belges. Et une chronique de Marca va même plus loin, disant qu’il existe une « bonne nouvelle pour l’Espagne : la France ne fait peur à personne non plus ». Le média explique que l’équipe de France a vu son travail être facilité par la faible adversité qu’il y avait en face.

Toujours pas de grand adversaire rencontré par l’équipe de France

« La France s’est qualifiée avec moins d’opposition que prévu. Au final, les Lions n’ont pas été aussi redoutables qu’on l’espérait. Le Maroc a déçu, et les Bleus se sont imposés sans même avoir à livrer une grande prestation ». Ces Bleus ne semblent pas imprenables non plus. Ils n’auraient toujours pas affronté une grande nation dans cette compétition, que les voilà déjà dans le dernier carré. « Même Deschamps sentait que peu de choses allaient se passer à 20 minutes de la fin » prolonge ce billet pour expliquer l’entrée de Zaïre-Emery, auteur de ses premières minutes du Mondial.