Qui aura la lourde tâche de défier l’équipe de France mardi prochain? La réponse tombait ce vendredi, avec le quart de finale entre l’Espagne et la Belgique. Soit un favori désigné de cette Coupe du Monde et une équipe presque surprise, diminuée en plus par le forfait de dernière minute de Youri Tielemans. Forfait pallié par Hans Vanaken, l’éternel milieu du Club Bruges. Et la Belgique, malgré ce coup dur, était loin de s’effondrer, résistant bien au jeu de possession mis en place par la Roja. Une Roja qui allait créer une première situation sur un centre de Fabian Ruiz, titulaire surprise à la place de Pedri, à destination de Rodri, dont la frappe était contrée in extremis (10e). Lamine Yamal, lui, montrait qu’il avait des jambes sur ses premiers ballons. Il allumait une première mèche, du gauche, à la 20e, sans cadrer.

Les Belges, eux, étaient pénalisés par un manque de justesse technique dans les transmissions. Et ce qui devait arriva. Touché sur le côté droit par Yamal, Pedro Porro adressait un bon centre en retrait à Dani Olmo qui reprenait instantanément. Courtois se couchait bien mais Fabian Ruiz traînait au bon endroit et pouvait finir l’action (1-0, 30e). De quoi valider le choix de Luis de la Fuente. Yamal, bien entré dans sa rencontre, s’offrait un festival à l’entrée de la surface, obtenait un bon coup-franc qu’il tirait lui-même. Courtois intervenait en repoussant le cuir (35e). Déchaîné, le Barcelonais proposait encore un enchaînement de haut niveau avant de déclencher une frappe qui frôlait le premier poteau (40e).

Le héros Merino

La Belgique avait la tête sous l’eau, mais celle de De Ketelaere allait lui redonner de l’air. Parfaitement trouvé par un centre de Castagne, l’attaquant belge devançait Cubarsi au duel, au premier poteau et trompait Unai Simon (1-1, 41e). Le premier but encaissé par l’Espagne depuis le début du tournoi, soit 650 minutes ! Au retour des vestiaires, l’Espagne tentait d’accentuer la pression sur le but de Courtois, mais c’est la Belgique qui se créait la plus grosse occasion, avec un centre en retrait de Doku repoussé sur De Cuyper, qui envoyait une mine de son pied gauche, mais non cadrée (55e). Luis de la Fuente réagissait en faisant entrer Pedri à la place d’un Fabian Ruiz loin de démériter et Ferran Torres à la place de Baena. Côté belge, Rudi Garcia répliquait avec les entrées de Witsel et Lukaku.

Le match devenait plus intense, les fautes plus dures. Au point que Thibaut Courtois s’allongeait sur le pré, visiblement touché à une cuisse. Il reprenait d’abord sa place dans les cages à l’issue de la pause fraîcheur mais était finalement remplacé, en larmes, par Senne Lammens, le portier de Manchester United (72e). L’Espagne lançait alors son arme Nico Williams, pour la première fois dans cette phase finale, pour mettre un peu le bazar sur le côté gauche, alors que la Roja peinait à créer du danger concret, outre sa domination territoriale. Merino entrait aussi en jeu, à la place de Dani Olmo et il allait à nouveau sauver l’Espagne. Après seulement trois minutes sur la pelouse, il bondissait pour reprendre un ballon relâché par le malheureux Lammens sur une frappe puissante de Cubarsi (2-1, 88e) ! Déjà héros face au Portugal au tour précédent, Merino a remis ça face à la Belgique, bien aidé par Lammens. C’est donc l’Espagne qui affrontera la France en demi-finale de la Coupe du Monde mardi prochain.