L’Espagne sera bien au rendez-vous du dernier carré. Après avoir écarté la Belgique (2-1), ce vendredi soir, au terme d’un match maîtrisé dans l’ensemble, la Roja poursuit son parcours dans ce Mondial et s’offre une affiche de prestige face à la France. Un choc entre deux des grandes favorites du tournoi, que les Espagnoles abordent avec ambition mais aussi avec un profond respect pour les Bleues. Une chose est sûre, la qualification face aux Belges a confirmé les qualités qui font la force de cette sélection espagnole.

Une défense en place, une attaque irrégulière
Fidèle à son identité, la Roja a une nouvelle fois imposé sa maîtrise collective, son jeu de possession et sa capacité à étouffer son adversaire, même si elle a concédé son premier but depuis le début de la compétition (après 650 minutes d’invincibilité). «Très content, on passe au prochain match, c’était l’objectif, ce n’était pas facile. C’est le premier but qu’on encaisse, on avait à cœur de le garder mais le plus important est fait», a d’ailleurs confié Aymeric Laporte au coup de sifflet final.
Cette solidité collective, en effet, reste l’un des principaux atouts de l’Espagne. Son milieu de terrain domine la plupart de ses adversaires, à l’image de la nouvelle masterclass de Rodri, tandis que sa qualité technique lui permet de contrôler le rythme des rencontres. Mais la Belgique a également montré que cette équipe n’était pas invulnérable. Pour la première fois du tournoi, la défense espagnole a ainsi été prise à défaut, un avertissement avant d’affronter une attaque française bien plus dangereuse. Et dans les rangs espagnols, personne ne cache que la marche sera encore plus haute face aux Bleues.
La Roja redoute les Bleus
«Un grand défi d’éliminer la France ? Bien sûr que oui, c’est légitime. Il faut travailler pour essayer de battre la France. On n’est pas la seule équipe à essayer. Ce sera un grand match, c’est une grande équipe qui affrontera une grande équipe», reconnaît ainsi Luis de la Fuente au micro de M6. Un discours partagé par l’ensemble du vestiaire, où l’on insiste sur le caractère exceptionnel de cette demi-finale. «La France ? C’est un match à élimination directe, ce sont deux équipes d’élite. On a vraiment faim et on veut vraiment passer ce tour», confirmait le héros du soir, Mikel Merino.
Dès lors, si l’Espagne affiche une confiance logique après son parcours convaincant, elle ne masque pas non plus une certaine appréhension avant de retrouver les Bleus. «Ce n’est pas la première fois (que je joue la France), c’est de moins en moins spécial. On va jouer contre une grande sélection, c’est un rêve depuis que je suis né, on rêve de ces situations, on espère faire un gros match pour passer en finale. Une peur ? Il y a une certaine crainte comme toute rencontre, tu ne sais jamais ce qui peut se passer. On sait qu’ils ont des individualités très fortes, on va faire de notre mieux et on verra ce qui se passe», avouait encore Laporte.
«Aucun équipe ne nous a affrontés à égalité. Tous se replient contre nous. Si la France doit craindre une équipe, c’est l’Espagne», lançait de son côté Lamine Yamal, sûr de lui. Malgré l’optimisme affiché, la Roja sait qu’elle devra probablement livrer sa prestation la plus aboutie du tournoi pour espérer rejoindre la finale. Dominatrice dans le jeu, impressionnante collectivement mais désormais moins imperméable défensivement et parfois amorphe offensivement, l’Espagne va bel et bien devoir montrer sa meilleure version. Reste à savoir si cela suffira face à des Bleues dont la puissance athlétique, la vitesse et les individualités font déjà naître une certaine crainte de l’autre côté des Pyrénées. Une chose est sûre, le rendez-vous est pris pour ce qui s’annonce comme l’une des plus belles affiches de ce Mondial.
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