Depuis son sacre mondial au Qatar en 2022, l’Argentine fait régulièrement l’objet d’accusations de favoritisme. Pour de nombreux observateurs, la FIFA et les arbitres protégeraient l’Albiceleste afin d’offrir un nouveau sacre à Lionel Messi. Une théorie qui a repris de plus belle durant cette Coupe du Monde 2026, notamment après le 8e de finale remporté face à l’Égypte. Les Pharaons avaient vu un but leur être refusé après intervention de la VAR, qui était remontée plusieurs secondes en arrière pour sanctionner une faute égyptienne sur Lisandro Martinez au début de l’action. Une décision qui a provoqué une immense colère en Égypte, où le sélectionneur Hossam Hassan avait même dénoncé un match « clairement truqué » et un tournoi dicté par « le marketing et l’argent » pour maintenir Messi en course. «S’ils veulent tant que l’Argentine gagne, pourquoi ont-ils appelé tout le monde à venir participer ? », avait notamment lancé le coach égyptien.

Présent en conférence de presse avant le quart de finale contre la Suisse, Lionel Scaloni a tenu à répondre à ces accusations avec une longue mise au point. « En 1986, on disait déjà qu’on bénéficiait d’un traitement de faveur. Ce n’est donc pas nouveau… De mémoire d’homme, l’Argentine a toujours été une équipe redoutable dans ce tournoi, et d’une certaine manière, on s’en sert pour montrer aux joueurs qu’il y a des gens qui ne veulent pas que l’Argentine gagne, mais c’est normal, tout comme il y a des gens qui ne veulent pas que les autres équipes gagnent. Il y en a peut-être beaucoup plus qui ne veulent pas qu’on gagne, et on en tient compte. Les joueurs le comprennent. On s’en sert comme d’une forme de rébellion pour les pousser à se surpasser », a expliqué le sélectionneur argentin.
Scaloni met les choses au clair
Le technicien de l’Albiceleste a ensuite défendu le travail de l’assistance vidéo, estimant qu’il était aujourd’hui quasiment impossible de bénéficier d’un quelconque avantage arbitral. « Avec la VAR aujourd’hui, il est très difficile d’obtenir de l’aide », a-t-il assuré, avant de revenir sur l’action litigieuse face à l’Égypte. « Il n’y a pas de place pour la double interprétation avec la VAR. Lisandro Martínez a eu le pied écrasé, légèrement ou fortement, et c’est une faute. Il n’y a pas d’autre interprétation possible. » Une manière de justifier pleinement la décision de François Letexier et de son équipe arbitrale alors que Lisandro Martinez s’est aussi exprimé en zone mixte après l’entraînement du jour. «Rien à dire sur l’arbitrage, ils font un excellent travail. C’est vous quii générez les polémiques. Nous, on se concentre sur donner le meilleur sur le terrain. »
Enfin, Scaloni a conclu en rejetant totalement l’idée d’un quelconque traitement de faveur pour son équipe. « Il n’y a pas de favoritisme, il s’agit davantage d’un phénomène lié aux réseaux sociaux. De nos jours, même les plus petites choses prennent des proportions démesurées. Il n’y a pas de "coup de pouce" dans le football. Vu qu’on est en 2026, avec toutes les technologies actuelles, c’est impossible. Au final, les règles sont là. Elles sont claires. C’est plus une question de règles que de réalité. » Une réponse ferme qui ne devrait toutefois pas suffire à calmer une polémique devenue récurrente autour des parcours de l’Argentine dans les grandes compétitions internationales.
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