L’élimination de l’Algérie dès les 16es de finale de la Coupe du Monde 2026 face à la Suisse (0-2) a laissé un goût très amer. Les Fennecs n’ont jamais réellement convaincu durant la compétition. Surclassés par l’Argentine, laborieux face à la Jordanie, puis qualifiés grâce à un nul de circonstance contre l’Autriche et au classement des meilleurs troisièmes, les hommes de Vladimir Petkovic ont terminé leur parcours sans jamais afficher le niveau espéré. Les choix tactiques du technicien suisse, comme son insistance à évoluer sans véritable numéro 9 face à la Suisse ou encore les titularisations répétées de Ramiz Zerrouki, ont été vivement critiqués.

Plus encore, sa sortie en conférence de presse après l’élimination, où il estimait que les supporters pouvaient déjà se satisfaire d’une qualification au Mondial après douze ans d’absence et d’un premier tour franchi, avait accentué la fracture avec une partie de l’opinion publique. Dans ce contexte, tout semblait réuni pour mettre fin à son aventure avec l’Algérie. Mais l’incompréhensible prolongation de contrat accordée par la Fédération algérienne juste avant le Mondial complique sérieusement le dossier. Désireuse de tourner la page, la FAF s’est rapidement heurtée au coût très élevé d’un licenciement. Selon plusieurs médias algériens, la Fédération a proposé au sélectionneur une indemnité correspondant à deux mois de salaire afin de résilier son contrat à l’amiable. Une offre que Petkovic aurait logiquement refusée, lui qui n’a aucune intention d’abandonner plusieurs millions d’euros garantis par son engagement (contrat jusqu’en 2028).
Un maintien par défaut ?
Et c’est finalement un scénario totalement inattendu qui prend forme. Selon les informations de la Radio algérienne, la FAF aurait finalement décidé de maintenir Vladimir Petkovic à son poste. Plutôt que d’engager un bras de fer juridique long et coûteux, les dirigeants auraient choisi, par défaut, la continuité. Ce maintien ne serait toutefois pas sans contrepartie. Toujours selon la même source, la Fédération souhaiterait renforcer le staff technique en imposant au technicien suisse un adjoint algérien qui permettrait au coach d’avoir un vrai lien avec le football local. Depuis son arrivée, Petkovic, qui vit en Suisse, est vivement critiqué pour son manque d’investissement dans sa mission de sélectionneur algérien.
Ce choix d’un maintien de Petkovic est un sacré revirement de situation tant les signaux semblaient annoncer un divorce inévitable. D’autant que plusieurs médias algériens évoquent depuis plusieurs jours une véritable fracture entre Vladimir Petkovic et une partie du vestiaire. Certains internationaux auraient même fait savoir en interne qu’ils ne souhaitaient plus revenir en sélection tant que le technicien suisse resterait en poste. Si cette tendance se confirme, la FAF devra désormais gérer une situation particulièrement délicate, entre un sélectionneur fortement contesté, des joueurs mécontents et une opinion publique qui réclame toujours un profond changement à la tête des Fennecs.
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