Légende du Real Madrid et symbole de la génération dorée de l’Espagne, Iker Casillas s’est longuement confié à France Football sur les moments forts de sa carrière. Forcément, la Coupe du Monde 2010 occupe une place particulière dans ses souvenirs, lui qui avait sauvé la Roja en finale face aux Pays-Bas avec une parade devenue mythique devant Arjen Robben. « La première chose qui me vient à l’esprit, c’est : comment peut-il se retrouver seul face à moi ? », raconte l’ancien gardien, qui explique avoir attendu le dernier moment avant d’intervenir. Un arrêt décisif sans lequel l’histoire du football espagnol aurait peut-être été différente. Avec le recul, Casillas rappelle aussi l’importance de rendre hommage aux gardiens souvent réduits à leurs erreurs : « les gens retiennent parfois plus les mauvais souvenirs que les bons ».

L’ancien capitaine espagnol revient également sur son rôle dans le sacre mondial de 2010 et sur la reconnaissance tardive accordée aux gardiens. « On oublie parfois que les gardiens sont là pour arrêter les ballons, pas pour remplir le but », lâche-t-il. Pour lui, soulever le trophée à Johannesburg restera un moment hors du temps : « c’est comme se retrouver dans un film hollywoodien ». Casillas évoque aussi les tensions entre le Real Madrid et le Barça qui menaçaient l’équilibre de la sélection espagnole avant l’Euro 2012, avant son rapprochement avec Xavi qui avait permis de préserver l’unité d’un groupe historique.