Attendu comme l’un des grands leaders offensifs de l’Argentine après son sacre mondial en 2022, Julián Álvarez traverse une Coupe du Monde 2026 bien plus compliquée que prévu. L’attaquant de l’Atlético de Madrid, titulaire annoncé de Lionel Scaloni, peine à peser sur les rencontres et n’a toujours pas trouvé le chemin des filets. Une situation d’autant plus surprenante que l’ancien joueur de Manchester City abordait le tournoi avec un statut de référence, aussi bien en sélection qu’en club.

Julián Álvarez muet depuis le début du Mondial 2026

Mais au-delà de ses performances sportives, c’est sa déclaration sur son avenir qui a bouleversé son Mondial. En pleine compétition, Julián Álvarez a publiquement laissé entendre qu’un départ de l’Atlético de Madrid« serait la meilleure solution pour toutes les parties» afin de réaliser son rêve de rejoindre un autre projet : le FC Barcelone. Lionel Scaloni, de son côté, a rapidement tenté de calmer les esprits en rappelant que toute l’attention devait rester tournée vers la Coupe du monde. Mais sur le terrain, les statistiques ne plaident pas en faveur de l’Argentin.

Toujours bloqué à zéro but et zéro passe décisive, il affiche un rendement bien inférieur à celui de 2022. Son pressing et son travail sans ballon restent précieux dans l’organisation collective, mais il manque de présence dans la surface adverse, se procure peu d’occasions et souffre de la concurrence de Lautaro Martínez, encore décisif contre l’Égypte. Une blessure à la cheville contractée avant le tournoi, ajoutée au feuilleton de son avenir, pourrait expliquer en partie cette baisse de régime.

Un conflit avec l’Atlético trop dur à gérer ?

En Argentine, le débat prend de l’ampleur. Les médias, comme Clarín, soulignent qu’«il n’arrive pas à décoller, avec très peu de situations claires de but créées». La Nación s’interroge sur son véritable état physique et mental lié à ses déclarations sur son avenir, tandis qu’en Espagne, les médias continuent de faire le lien entre ses prestations discrètes et son conflit latent avec l’Atlético. Les supporters sont, eux aussi, divisés : certains estiment que l’attaquant a la tête ailleurs, alors que d’autres rappellent qu’il continue d’apporter un important travail de l’ombre au service du collectif.

Lionel Messi et Lionel Scaloni, eux, lui maintiennent publiquement leur confiance malgré aucune statistique depuis le début de la compétition. Mais rien n’est encore perdu pour Julián Álvarez. L’Argentine est toujours en course pour conserver son titre mondial, et quelques prestations décisives contre la Suisse, ce dimanche matin, ou jusqu’en finale changeront la donne. En parallèle, son avenir en club continuera d’alimenter les spéculations jusqu’à la fin du mercato, mais le buteur de 26 ans devra prouver qu’il a bien la tête aux États-Unis.