Alors que la Coupe du Monde 2026, première édition disputée à 48 équipes, fait encore l’objet de nombreux débats, la FIFA envisage déjà une nouvelle évolution de son tournoi phare. Malgré les critiques suscitées par l’élargissement du format, Gianni Infantino n’a pas fermé la porte à une compétition réunissant 64 sélections. Une hypothèse qui pourrait profondément transformer le Mondial dans les prochaines années.

Dans un entretien accordé au média suisse Bluewin, le président de la FIFA a confirmé que cette possibilité serait prochainement étudiée. « C’est assurément une question qui sera examinée et débattue au sein des comités compétents après cette Coupe du Monde. Lorsqu’on organise une Coupe du Monde, il est important de la concevoir pour le monde entier, et pas seulement pour l’Europe et l’Amérique du Sud. Chaque nation devrait pouvoir rêver d’y participer. On constate que le niveau des équipes est extrêmement élevé et ne cesse de progresser partout dans le monde. Si l’on n’offre pas aux petits pays la possibilité de participer à la Coupe du Monde, ils n’auront plus la motivation de continuer à s’améliorer », a-t-il expliqué, assumant sa volonté de rendre la compétition encore plus inclusive.

Une formule qui fait déjà débat

Pour Gianni Infantino, offrir davantage de places aux sélections émergentes constitue un moyen d’accélérer le développement du football mondial. L’édition 2026 a notamment permis à des nations comme Curaçao, Haïti ou encore le Cap-Vert de découvrir la scène mondiale. Selon le patron de la FIFA, priver ces pays d’une perspective de qualification risquerait de freiner leur progression sur le plan sportif. Il a également déclaré : « ce fut un immense succès avec 48 équipes. Toutes les équipes ont joué à un niveau exceptionnel. Des équipes de tous les continents ont marqué des buts et obtenu au moins un point. Neuf équipes africaines sur dix ont atteint les 16es de finale. Lors de la dernière Coupe du Monde, seules cinq équipes africaines étaient présentes. Cela démontre à quel point il est important d’inclure toutes les équipes et de leur donner cette chance de participer. »

Reste que cette idée est loin de faire l’unanimité. Déjà contestée avant son lancement, la formule à 48 équipes a été jugée trop longue par une partie des observateurs. Un passage à 64 sélections rallongerait encore la compétition et obligerait la FIFA à revoir entièrement son organisation, tout en alimentant un débat déjà très vif autour de l’équilibre sportif et du calendrier international. Affaire à suivre…