Pays hôte de cette Coupe du Monde 2026, les États-Unis ont été éliminés par la Belgique en 1/8e de finale de la compétition (1-4), il y a une dizaine de jours. Une rencontre qui avait été fortement entachée par la vive polémique autour de la présence de Folarin Balogun, attaquant star de la Team USA. Exclu lors du tour précédent face à la Bosnie-Herzégovine, le joueur de l’AS Monaco avait finalement pu être sur la pelouse du Stade de Seattle pour aider ses partenaires. Une décision prise par la FIFA qui avait provoqué un immense tollé dans le monde du football, notamment en partie à la suite de l’intervention de Donald Trump.

En effet, le président des États-Unis a de vive voix confirmé avoir personnellement contacté Gianni Infantino afin de demander une révision de la sanction attribuée au joueur de 25 ans. Convaincu que l’action de Balogun ne méritait aucune sanction, Trump avait alors expliqué avoir souhaité que les images soient réexaminées par la FIFA, tout en assurant ne pas avoir exigé l’annulation de la décision. Face au désarroi causé par les propos du président étatsunien, la FIFA avait finalement pris la parole pour justifier sa décision, assurant que la décision avait été prise de manière « indépendante ». Une version qui n’a pas totalement convaincu.

Un seul et unique dirigeant a pris la décision d’annuler la suspension de Balogun

Plusieurs jours après, de nouveaux éléments ont été divulgués par la presse anglaise autour de cette polémique. Selon les informations révélées ce dimanche soir par The Times, la commission de discipline de la FIFA s’est bel et bien réunie pour évoquer le carton rouge de Folarin Balogun. Mais sur les 18 membres de ce comité disciplinaire, une seule et unique personne a pris la décision de lever cette suspension pour lui permettre de disputer ce 1/8e de finale : Mohammad Al Kamali, président de la commission de discipline de la FIFA.

Une information qui interroge donc sur la légitimité de cette commission de discipline, qui a toujours indiqué s’être appuyée sur l’article 27 de son code disciplinaire pour révoquer cette sanction. Plusieurs jours après son annulation, la Fédération française de football (FFF) avait également sollicité la FIFA pour contester l’avertissement attribué à Michael Olise en fin de match face au Paraguay. Une requête qui, elle, avait été rejetée par l’instance mondiale.