«Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. Si la France doit craindre quelqu’un, c’est nous (…) On verra bien ce qui se passera, mais on n’a pas peur.» Comme il l’a souvent fait avec le FC Barcelone au moment de défier le Real Madrid, Lamine Yamal sait chauffer son prochain adversaire en affichant une confiance XXL. Avant le premier choc des demi-finales de la Coupe du Monde 2026 entre la France et l’Espagne, les Bleus n’ont donc pas échappé aux sorties médiatiques provocatrices du jeune Espagnol. D’ailleurs, ce dernier en a remis une couche aujourd’hui, le jour de ses 19 ans, en déclarant que son voeu était tout simplement « de battre la France ».

«Ça peut arriver, après il faut assumer sur le terrain»

Depuis, l’environnement de la Roja a calmé le jeu en soulignant la force de la France. Coéquipier de Lamine Yamal au Barça, Jules Koundé a lui aussi tenté d’expliquer que Lamine Yamal ne souhaitait pas manquer de respect aux Tricolores. « À aucun moment on a senti un manque de respect. Je connais très bien Lapine, je sais comment il est. Pour moi, c’est une marque de confiance, il le fait toujours avec le Barça. Il a confiance en ses qualités et celles de son équipe. C’est une motivation supplémentaire pour lui ». Il n’empêche que la presse a profité du passage de Warren Zaïre-Emery en conférence de presse pour le relancer plusieurs fois sur les dires du Blaugrana.

« C’est un joueur avec des qualités extraordinaires. On va se concentrer sur nous, nos joueurs, nos qualités. On a quatre attaquants qui sont juste incroyables. On va faire les meilleures choses pour l’arrêter et arrêter l’Espagne, il ne joue pas tout seul. (…) Le foot, c’est avant tout un sport collectif. L’Espagne, c’est onze joueurs plus leurs remplaçants, nous c’est pareil. Lamine a des qualités extraordinaires. Il peut tirer, dribbler, faire la passe. Nous aussi, on a nos qualités. Avant de parler de Lamine, il faudra parler de l’Espagne entière, ils ont des joueurs de classe mondiale à tous les postes. C’est pareil pour nous », a-t-il déclaré, avant de revenir plus précisément sur les déclarations du Barcelonais et de Nico Williams (qui avait également affirmé que c’était aux Bleus de craindre la Roja, ndlr).

«L’Espagne favorite ? Je confirme»

« Je ne regarde pas vraiment ce qu’ils disent. Je me rappelle cette année, quand on a joué contre le Barça avec mon club, c’est pareil. Ça peut arriver, après il faut assumer sur le terrain. Je me répète beaucoup, mais on essaye de ne pas tenir compte de ces déclarations. Le match de demain n’est pas dans les médias. (…) On est l’équipe de France. On n’a peur de personne. Ce sont des déclarations qui peuvent arriver et qui arriveront dans le foot. Personnellement, ça n’a pas d’utilité. Le match est demain, pas sur les réseaux sociaux ou dans les médias. » Quelques minutes plus tard, Didier Deschamps a lui aussi fait profil bas, en insistant que la Roja restait la grande favorite dans cette confrontation.

« Il y a les points forts de l’adversaire, nous aussi on en a. Il fait partie des joueurs capables de faire des différences. L’objectif est de limiter cette influence. Il y a différentes solutions. Faire des un contre un contre certains de mes joueurs, ce ne sera pas une partie de plaisir non plus. (…) L’Espagne favorite ? Je confirme. Hormis le match contre le Cap-Vert, l’Espagne a confirmé son rôle de favorite. (…) Vous connaissez les qualités de l’Espagne. Elle veut le ballon, a la capacité à mettre beaucoup de pression. Nous aussi, on est une équipe qui a besoin du ballon et qui est capable de créer des problèmes à l’adversaire. » Qui aura raison ? Rendez-vous demain à 21h.

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