Cette Coupe du Monde 2026 a écorné un peu plus l’image du président de la FIFA, Gianni Infantino. Alors qu’il prône un Mondial toujours plus ouvert aux petites nations, le Suisse est devenu pour beaucoup une réelle menace pour le bien du football. Durant ce Mondial, la FIFA et son patron ont dû faire face à plusieurs polémiques : un arbitre somalien désigné par l’instance dirigeante a été expulsé avant même le début du tournoi, l’Iran a été obligée d’installer son camp de base en urgence au Mexique, la suspension de Folarin Balogun a été levée suite à un coup de fil de Donald Trump et le bilan carbone des déplacements incessants du jet d’Infantino fait pâlir les écologistes. Tout ça sans oublier la logistique d’un chef d’État (escortes policières, etc.) réclamée par le Suisse lors de ses déplacements dans les villes américaines.

Vous l’aurez compris, Gianni Infantino est loin d’être une figure qui rassemble tous les amoureux du ballon rond. Ce qui n’empêche pas le principal concerné de briguer un quatrième mandat. Fort de ses soutiens en Afrique et en Asie, Infantino est même déjà annoncé comme le grand favori à sa propre succession lors des élections présidentielles de 2027. Difficile donc de voir un dirigeant pouvoir s’opposer à la réélection de l’Helvète. Pourtant, talkSPORT assure que l’Europe s’active en coulisses pour déloger Infantino de son trône.

L’UEFA ne veut plus voir Infantino à la tête de la FIFA

Le média anglais assure en effet que le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, ne serait pas chaud à l’idée de devenir le prochain président de la FIFA. Le Slovène serait plutôt enclin à briguer un nouveau mandat à la tête de l’UEFA. En revanche, plusieurs fédérations pousseraient pour voir Nasser al-Khelaïfi aller au duel face à Infantino. Le boss du Legia Varsovie Dariusz Mioduski serait une autre option au cas où le Qatarien renoncerait à se présenter. Une chose est sûre : les Européens devront se montrer très convaincants pour que NAK accepte une telle mission.

Président du Paris Saint-Germain depuis l’arrivée de QSI en France, al-Khelaïfi a réussi à se faire un nom dans le monde du football malgré ses multiples casquettes (dirigeant de beIN Sports, président de la fédération qatarienne de tennis, président du PSG, président de QSI). Patron de l’EFC (l’association des clubs européens) depuis 2021, NAK serait forcément obligé de quitter certaines fonctions s’il se présente à la présidence de la FIFA. Mais pour l’instant, talkSPORT précise que le patron des doubles champions d’Europe parisiens ne fait pas de ce poste une priorité. Affaire à suivre.