Décidément, les bilans post Coupe du Monde des sélections africaines font jaser. Le parcours désastreux de la Tunisie a laissé la fédération face à un champ de ruine. Au Sénégal, on a assisté au grand déballage public, tandis que la fédération algérienne (FAF) et son président Walid Sadi a assuré que Vladimir Petkovic avait atteint les objectifs fixés pour la CAN 2025 et la Coupe du Monde.

Au pays des Fennecs, ce constat tranche radicalement avec l’ambiance tendue régnant autour de l’équipe nationale. Bien avant la sortie de route en seizième de finale contre la Suisse, beaucoup se sont demandé pourquoi la FAF avait prolongé Petkovic de deux ans avant le début de la Coupe du Monde. Une interrogation renforcée après les prestations sans grand relief des coéquipiers de Luca Zidane qui n’ont jamais donné l’impression d’avoir progressé depuis le début du mandat du technicien suisse de 62 ans.
Petkovic va être cerné
Ces derniers jours, les médias algériens assuraient pourtant que la FAF avait choisi de maintenir Petkovic en poste, tout en remodelant son staff. Une information qui avait de quoi surprendre après les rumeurs de divorce entre le sélectionneur et son employeur. Depuis, DZ Foot a dévoilé le premier nom appelé à intégrer le staff de Petkovic. Il s’agit du préparateur physique de l’USM Alger, Medjahed Belaïd. Le média assure également les adjoints actuels du Suisse, Davide Morandi, Paolo Rongoni et Guido Nanni, seraient sur la sellette.
De son côté, Afrik Foot indique que cette volonté de modifier le visage du staff de Petkovic serait en réalité une tactique destinée à faire craquer le Suisse. En clair, en lui mettant des hommes du pays qu’elle aurait choisi elle-même, la FAF voudrait réduire l’influence et la marge de manoeuvre de Petkovic. Le but serait donc de pousser ce dernier à démissionner. Ce qui fait sens quand on sait que Petkovic réclame 5 M€ (les deux ans de contrat restants) pour se faire limoger. Mais s’il part de son propre chef, l’Helvète coûtera bien moins cher.
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