Cette première demi-finale de la Coupe du Monde 2026 mettait aux prises deux des plus grandes nations du football mondial dans un Dallas Stadium à guichets fermés. Invaincue depuis le début du tournoi avec six succès en six rencontres, la France visait une troisième finale mondiale consécutive après celles de 2018 et 2022. En face, l’Espagne avançait avec le statut de championne d’Europe et de meilleure défense de la compétition. Didier Deschamps avait reconduit son 4-2-3-1 avec Maignan dans les buts, une défense composée de Koundé, Upamecano, Saliba et Digne, tandis que Tchouaméni et Rabiot occupaient le milieu. Devant, Mbappé était entouré par Dembélé, Olise et Barcola. Luis de la Fuente avait, lui aussi, opté pour un 4-2-3-1 avec Rodri et Fabian Ruiz à la récupération derrière le trio Yamal-Olmo-Baena chargé d’alimenter Oyarzabal. Dès les premières minutes, la Roja a imposé sa maîtrise collective et sa circulation de balle, obligeant les Bleus à défendre bas et à chercher des ouvertures en transition rapide.

La première période a progressivement tourné à l’avantage des Espagnols. Malgré quelques situations de contre initiées par Barcola et Mbappé, les Bleus ont souffert face à la maîtrise technique adverse. Rabiot a rapidement été averti pour une intervention en retard sur Dani Olmo (9e), symbole d’une équipe française souvent en réaction. Après plusieurs longues séquences de possession, l’Espagne a trouvé l’ouverture lorsqu’un centre de Cucurella a provoqué une intervention maladroite de Lucas Digne sur Lamine Yamal dans la surface. L’arbitre a désigné le point de penalty et Mikel Oyarzabal a transformé l’occasion d’un tir croisé malgré la bonne intuition de Maignan (22e). Le scénario s’est ensuite compliqué pour les Tricolores avec la blessure de William Saliba, remplacé par Maxence Lacroix (30e). La Roja a continué à contrôler les débats et a même frôlé le break lorsque Fabian Ruiz s’est retrouvé en excellente position dans la surface avant d’être contré par Upamecano (38e). De leur côté, les Français n’ont jamais réellement inquiété Unai Simón avant la pause et ont rejoint les vestiaires menés après une première période dominée par les hommes de Luis de la Fuente.

Porro anéantit les rêves bleus

Au retour des vestiaires, Didier Deschamps a tenté de relancer son équipe avec l’entrée de Manu Koné à la place de Rabiot (46e). Les Bleus ont affiché de meilleures intentions et ont même pris davantage le contrôle du ballon, mais l’Espagne est restée dangereuse à chaque accélération. Oyarzabal a d’abord manqué le cadre d’une frappe du gauche (52e) avant que Barcola ne se heurte à la vigilance d’Unai Simón (55e). Alors que la France poussait pour revenir, le tournant de la rencontre est intervenu lors d’un mouvement collectif espagnol parfaitement exécuté. Après un une-deux avec Dani Olmo, Pedro Porro s’est infiltré dans la surface et a conclu d’une frappe puissante du droit pour faire le break (58e). Quelques minutes plus tard, Yamal a même cru inscrire le troisième but espagnol, mais sa réalisation a été annulée pour une position de hors-jeu (61e). Menés de deux buts, les Français ont tenté de réagir avec davantage d’agressivité offensive. Mbappé a obligé Unai Simón à détourner une frappe dans un angle fermé (64e), puis a vu une tentative rasante passer tout près du poteau gauche (67e), sans parvenir à relancer le suspense.

La fin de rencontre a confirmé la supériorité collective espagnole malgré les nombreux changements opérés de part et d’autre. Doué, Cherki et Theo Hernandez sont entrés pour apporter un second souffle aux Bleus (57e, 72e), tandis que Ferran Torres, Pedri et Mikel Merino ont renforcé les rangs espagnols (74e, 78e). La France a continué à se battre jusqu’au bout, mais s’est heurtée à une défense parfaitement organisée et à un Unai Simón irréprochable. Doué a notamment manqué une belle opportunité après une sortie de la tête du gardien espagnol, voyant sa tentative repoussée par le portier de la Roja (81e). Solide dans tous les compartiments du jeu, l’Espagne s’est finalement imposée (0-2) grâce aux réalisations d’Oyarzabal et Porro et a validé son billet pour la finale de la Coupe du Monde 2026. Les Champions d’Europe poursuivent ainsi leur impressionnant parcours et attendent désormais de connaître leur adversaire, qui sera l’Angleterre ou l’Argentine, opposées dans la seconde demi-finale demain soir. Une marche seulement sépare désormais la Roja d’un deuxième sacre mondial après celui de 2010.