En cette soirée de fête nationale pour la France, les célébrations n’ont pas été celles attendues. Dominés en demi-finale de la Coupe du Monde par l’Espagne (2-0), les Tricolores n’ont pas fait un pli contre la bande de Luis De La Fuente. Un résultat et une élimination logique qui ne souffre pas de la moindre contestation tant l’écart a été abyssal entre les deux formations. Si en France, on est totalement abattu, de l’autre côté des Pyrénées, on savoure cette qualification pour une deuxième finale après le sacre de 2010.

«Un spectacle inoubliable venu d’Espagne», titre d’ailleurs le journal Marca. Le média madrilène rajoute ceci : «grâce aux buts d’Oyarzabal et de Pedro Porro et à la performance colossale de Rodri, l’équipe nationale espagnole a dominé la France et atteint la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire.» Du côté de Super Deporte on est bien plus virulent avec ce titre : «L’Espagne accède à la finale en écrasant la France grâce à son football "sapiens"».

L’Espagne jubile

Des mots forts qui ont été justifiés par les propos suivants qui ringardisent le jeu de l’équipe de France et la proposition cataclysmique du soir : «l’Espagne atteindra la finale de la Coupe du Monde après une démonstration de force de son football intelligent, où l’intelligence prime sur la force brute. Les Espagnols ont surclassé les Français et comme dirait Rajoy, l’équipe a dominé ses voisins en jouant typiquement espagnol.» Pour le journal As, on note surtout la différence d’attitude entre les deux équipes.

«La grande différence entre l’Espagne et la France s’est manifestée à la fin : ce qui s’est passé a été dévastateur. Alors que des remplaçants comme Joan Garcia célébraient avec toute l’équipe comme s’ils avaient disputé l’intégralité de la Coupe du monde, Mbappé était visiblement seul», peut-on y lire. Didier Deschamps prend aussi son petit tacle suite à ses propos sur l’arbitrage : «nous ne l’avons pas vu en Espagne parce que nous étions tous en train de nous embrasser : le manque de fair-play de Deschamps…» Désormais, l’Espagne sera rivée sur la finale qui se tiendra dimanche contre l’Angleterre ou l’Argentine.