«Lucas Digne fait face au plus grand défi de sa carrière», titrions-nous pour évoquer le duel à venir entre Lucas Digne et Lamine Yamal. Pour le latéral gauche âgé de 32 ans, bombardé titulaire face à l’Irak en phase de poule puis lors de chaque tour de la phase finale, tout a malheureusement mal tourné. Et cela a basculé dès la 20e minute, avec un enchaînement contrôle de la tête-tentative de dégagement désastreux.

Le genre d’enchaînement qu’il est peut-être possible de faire dans certains matches, mais pas en demi-finale de Coupe du Monde face à l’Espagne, et face à un Lamine Yamal à la vivacité irréfutable. Digne devait faire jouer son expérience, et sur ce coup, elle n’était pas visible, au contraire. Presque une erreur de débutant, qui a mis l’Espagne sur de bons rails. L’expérience aurait aussi dû lui permettre de se relever après cette bévue. Toujours volontaire, Lucas Digne a affiché des limites trop criantes face à la Roja. Dans la vitesse face à un Yamal qui l’a tourmenté, dans le duel sur certains ballons chauds, et dans la précision sur ses rares incursions offensives.

Un titulaire inattendu

Jamais dominant durant l’ensemble du tournoi, malgré des fins de rencontre souvent intéressantes lorsqu’il fallait assurer défensivement, Lucas Digne aurait-il imaginé disputer le Mondial 2026 dans la peau d’un titulaire ? Probablement pas, mais le premier match livré par Théo Hernandez contre le Sénégal a poussé Didier Deschamps à revoir ses plans à ce poste. Or, ce même Théo a réalisé une entrée convaincante face à l’Espagne, mettant l’intensité nécessaire face à Yamal.

Pour Lucas Digne, cette terrible prestation intervient à la suite d’une période dorée, entre son retour en équipe de France, ses titularisations et l’annonce de son transfert au PSG. On imagine mal Didier Deschamps le faire démarrer lors du match pour la 3e place samedi prochain. Espérons que l’expérience lui permettra de digérer plus facilement ce cauchemar absolu face à l’Espagne.